Des manifestants se sont attroupés devant le bureau du député provincial d’Ottawa-Ouest—Nepean, Jeremy Roberts, mercredi pour signifier leur inquiétude devant l’absence d’un plan clair pour le retour à l’école en septembre prochain.
Des manifestants se sont attroupés devant le bureau du député provincial d’Ottawa-Ouest—Nepean, Jeremy Roberts, mercredi pour signifier leur inquiétude devant l’absence d’un plan clair pour le retour à l’école en septembre prochain.

Retour en classe: des parents ontariens réclament plus de détails

Des manifestants se sont attroupés devant le bureau du député provincial d’Ottawa-Ouest—Nepean, Jeremy Roberts, mercredi pour signifier leur inquiétude devant l’absence d’un plan clair pour le retour à l’école en septembre prochain.

«Il n’y a pas de plan clair pour le retour à l’école en septembre, déplore l’organisateur de la manifestation, Mark Chapeskie. Ils essaient de rouvrir l’économie, mais les parents ne peuvent travailler et s’occuper de leurs enfants en même temps.»

M. Chapeskie et son épouse ont deux enfants, dont William, un garçon de six ans ayant un trouble dans le spectre de l’autisme. Les derniers mois de l’année scolaire 2019-2020 ont été très difficiles pour leur fils, explique l’organisateur de la manifestation.

«Un des principaux enjeux pour William, c’est la difficulté à socialiser. Il n’a eu aucune opportunité de progresser au cours des derniers mois», déplore Mark Chapeskie.

Pour l’instant, le gouvernement de l’Ontario a évoqué trois scénarios pour la rentrée scolaire de septembre: réouverture complète des écoles, apprentissages en ligne et une combinaison des deux pour limiter le nombre d’élèves qui se trouvent au même moment dans les différents établissements de la province.

M. Chapeskie invite le gouvernement de Doug Ford à partager le scénario retenu le plus rapidement possible afin que les conseils scolaires et les parents puissent commencer à s’y préparer. Il espère que le ministère de l’Éducation privilégiera un retour à l’école avec des classes plus petites et des ressources accrues, notamment pour les élèves avec des difficultés d’apprentissage.


« Ils essaient de rouvrir l’économie, mais les parents ne peuvent travailler et s’occuper de leurs enfants en même temps. »
Mark Chapeskie

Inquiétude pour les enseignants

Parmi les manifestants se trouvait aussi l’enseignant à la retraite Jim Smedley. Ce dernier s’inquiète pour les enfants de sa communauté rurale d’Ottawa et pour ses ex-collègues.

«Dans l’école secondaire où j’ai enseigné pendant plus de 30 ans, on pouvait à peine circuler dans les couloirs, souligne M. Smedley. Si j’enseignais toujours aujourd’hui, je ne vois pas comment je pourrais retourner au travail en septembre.»