La possibilité évoquée par le Toronto District School Board de supprimer ses cours de français et d’immersion à la rentrée est vivement dénoncée par plusieurs Franco-Ontariens.
La possibilité évoquée par le Toronto District School Board de supprimer ses cours de français et d’immersion à la rentrée est vivement dénoncée par plusieurs Franco-Ontariens.

Rentrée sans cours de français à Toronto: vives réactions des Franco-Ontariens

TORONTO – La possibilité évoquée par le Toronto District School Board (TDSB) de supprimer ses cours de français et d’immersion à la rentrée est vivement dénoncée par plusieurs Franco-Ontariens.

Dans son plan préliminaire pour le retour à l’école en septembre, le plus gros conseil scolaire ontarien a créé l’émoi, ce mercredi.

Expliquant qu’un retour en classe hybride ou adapté, avec des effectifs limités en classe, obligerait à recruter entre 988 et près de 2 500 enseignants supplémentaires, pour un coût compris entre 98,85 et 248,9 millions de dollars, le TDSB envisage de supprimer ses trois options de programmes en français au niveau élémentaire, soit l’immersion et les cours de français intensifs et de base.

« Il faut bien comprendre que nous ne visons pas spécifiquement les programmes en français, mais la réalité est celle-ci dans la région : avant la pandémie, nous avions déjà beaucoup de mal à recruter et conserver des enseignants qualifiés pour offrir ces programmes en français. Ce personnel qualifié est dur à trouver. Si en septembre, on doit réduire la taille des classes, il faudra plus d’enseignants, et ce sera donc encore plus difficile », explique Ryan Bird, directeur des communications du TDSB.

Différents scénarios sont donc évoqués dans le plan consulté par ONFR+, mais sans un retour en classe totalement normal à la rentrée de septembre, les programmes en français risquent d’en payer les conséquences.

« On veut vraiment continuer à offrir des options et on va essayer d’être créatif, peut-être en offrant ces programmes à distance. Nous n’avons pas encore toutes les réponses », précise M. Bird. « Mais on ne veut pas non plus se retrouver à devoir décider quelles écoles ou quels élèves peuvent avoir accès aux programmes en français. On veut trouver une solution pour tout le monde. »

Le TDSB assure ne pas être le seul dans cette situation. Contactés par ONFR+, plusieurs autres conseils scolaires n’ont toutefois pas confirmé étudier un scénario similaire.

Une décision du ministère de l'éducation

La décision finale reviendra au ministère de l’Éducation qui sera chargé de valider les plans de retour en classe proposés par les conseils scolaires de la province, début août.

Interrogé en conférence de presse, le premier ministre Doug Ford a rappelé que tous les scénarios étaient sur la table, tout en insistant sur les efforts financiers faits par la province en matière d’éducation.

« On dépense plus que tout autre gouvernement en éducation. Le TDSB recevra 55 millions de plus qu’auparavant, dont 23 millions de dollars dédiés à l’embauche d’enseignants. Il faut garder à l’esprit que ce conseil scolaire ne fait que regarder différents scénarios. Notre objectif, c’est un retour en classe, cinq jours par semaine, mais qui sait où en sera en septembre ? On travaille avec les conseils scolaires et on aura un plan établi d’ici l’ouverture des écoles. »

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