Trois des quatre centres de services scolaires (CSS) francophones de l'Outaouais recevaient leurs élèves pour la rentrée officielle, lundi matin, tandis que les écoles du CSS des Portages-de-l'Outaouais feront de même mardi matin.
Trois des quatre centres de services scolaires (CSS) francophones de l'Outaouais recevaient leurs élèves pour la rentrée officielle, lundi matin, tandis que les écoles du CSS des Portages-de-l'Outaouais feront de même mardi matin.

Rentrée masquée en Outaouais

Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
Sur le visage des plus petits comme derrière les masques des plus grands, les sourires étaient au rendez-vous, lundi, pour une bonne partie des élèves de l'Outaouais qui ont repris le chemin de l'école, où certains n'avaient pas mis les pieds depuis le mois de mars.

Trois des quatre centres de services scolaires (CSS) francophones de l'Outaouais recevaient leurs élèves pour la rentrée officielle, lundi matin, tandis que les écoles du CSS des Portages-de-l'Outaouais feront de même mardi matin.

À l'école Polyvalente Le Carrefour du secteur Gatineau, les élèves affluaient lundi matin, parfois seuls, parfois accompagnés d'un parent, pour cette rentrée qui n'a rien d'ordinaire.

La directrice générale du Centre de services scolaire des Draveurs (CSSD), Manon Dufour, était sur place pour expliquer les changements mis en place pour affronter la pandémie tout en offrant un environnement favorisant le plus possible la réussite académique des élèves.

«C'est la rentrée, il y aura sûrement des ajustements [à faire], mais on va les prendre un par un», a-t-elle mentionné, en soulignant que tout le personnel a fait un travail «colossal» pour en arriver à ce que tout soit prêt pour l'arrivée des élèves.

Les élèves du secondaire n'avaient pas mis les pieds à l'école depuis le mois de mars, quand le Québec en entier a été mis sur pause. Dans les écoles primaires du CSSD, seulement 42% des élèves étaient retournés en classe.

D'ici quelques semaines, tous les élèves du secondaire du CSSD devraient avoir un ordinateur portable Chromebook, qui sera notamment fort utile si une classe ou une école doit être confinée et que l'enseignement doit se faire à distance pendant un certain temps.

La directrice générale du Centre de services scolaire des Draveurs, Manon Dufour (gauche) et la directrice de la Polyvalente Le Carrefour, Sylvie Chénier (droite).

La directrice de la Polyvalente Le Carrefour, Sylvie Chénier, a confié que le personnel se préparait depuis trois semaines pour la rentrée de lundi. «On a tenté de penser à tout ce qui était possible, a-t-elle mentionné. […] Il faut rencontrer les élèves et leur dire de vive voix ce qu'on attend d'eux et aller chercher leur collaboration.»

Un plan de match a notamment été établi pour la gestion des pauses, de l'heure du midi et de la sortie des classes afin de ne pas créer d'attroupements d'élèves qui ne sont pas dans la même «bulle», a expliqué Mme Chénier.

Manon Dufour souligne que «les élèves ont quand même vécu dans la société dans les derniers mois», de sorte qu'ils connaissent déjà la majorité des consignes à suivre.

Le personnel de l'école a donc travaillé à ce que malgré toutes les mesures en place, l'objectif ultime est que les «élèves réussissent au plan pédagogique», a souligné Sylvie Chénier.

Enseignante d'histoire au Carrefour, Anne Ménard attendait impatiemment, lundi, le début de son premier cours de la journée pour rencontrer les élèves. Mme Ménard a confié s'être ennuyée du «lien» en personne avec les jeunes pendant le confinement, puisque tout se faisait à distance.

Rencontré à son arrivée à l'école, Xavier Currie a pour sa part confié qu'il s'attendait à une «rentrée normale» malgré les nouvelles consignes. Il s'attendait toutefois à ce que le concept des classes bulles rende les journées un peu moins agréables, et avait bien hâte de pouvoir reprendre le volley-ball parascolaire lorsque ce sera permis.