Les élèves de l’école Mont-Bleu ont commencé à suivre leurs cours à l’école de l’île à cause de la tornade qui a détruit leur école.

Rentrée dans le calme à de l’Île

Il n’y a pas eu de bisbille ni de manifestation. C’est dans le calme, avec une certaine fébrilité, que les cours ont repris mardi matin à l’école secondaire de l’Île pour les élèves de l’école secondaire Mont-Bleu qui étaient en congé forcé depuis la tornade du 21 septembre.

Les directeurs des deux établissements étaient sur place pour accueillir élèves et membres du personnel. Un peu partout sur le terrain bordant la rue Saint-Rédempteur, des élèves jasaient en petits groupes avant de rentrer dans l’école pour y vivre une deuxième rentrée.

La manifestation qui avait été évoquée par certains élèves de de l’Île opposés au double horaire dans leur école n’a pas eu lieu. Une présence policière discrète a tout de même été observée sur place. Les élèves de Mont-Bleu ont l’horaire de l’avant-midi, tandis que ceux de l’école hôte suivront leurs cours en après-midi, jusqu’à 17 h 34.

« Ça se passe rondement, s’est réjoui le directeur de Mont-Bleu, Pierre Ménard. C’est sûr qu’il y a de petits ajustements à faire, mais je trouve que ça se déroule bien et les jeunes semblent contents de revenir à l’école. »

Son homologue de de l’Île, Michel Letang, était aussi satisfait de voir que tout se déroulait dans le calme. « Je pense que là, la tempête est passée, a-t-il dit. Aujourd’hui, c’est un nouveau départ. »

Un comité d’accueil composé de membres du personnel et d’environ 40 élèves de l’école de l’Île était sur place pour orienter les élèves de Mont-Bleu dans l’établissement.

Les gens rencontrés sur place n’ont démontré aucune frustration, même si le nouvel horaire complique un peu les choses.

Martin Laliberté avait accompagné son fils Alex, qui a commencé son secondaire au sport-études à Mont-Bleu cette année, afin de lui indiquer à quel endroit il devait prendre l’autobus à la fin des classes. M. Laliberté se disait confiant que tout irait bien à l’intérieur de l’école, tout en soulignant qu’un possible déménagement vers le Centre Asticou dans les prochains mois serait « définitivement » une bonne option pour tout le monde.

Sur l’heure du midi, quelques élèves de de l’Île qui arrivaient pour leurs cours ont confié que l’horaire de l’après-midi a chamboulé leur routine, que ce soit pour les activités en soirée ou pour leur travail.

« Ça me bouscule », admet Angelika Ferreira, qui doit laisser tomber une partie de son entraînement en cheerleading. L’adolescente de 16 ans a souligné que malgré tout, ses camarades de classe et elle comprennent la décision de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais d’avoir instauré un double horaire à la suite de l’incendie ayant causé d’importants dommages à Mont-Bleu.

Lina Mouthafar, 17 ans, devait finir son secondaire entre les murs de l’école secondaire Mont-Bleu cette année. La tornade est venue tout bouleverser, mais l’adolescente estime que la première journée à de l’Île « était le fun », même si les élèves de Mont-Bleu se sentent « comme dans une autre maison ».

Obligés de trimballer toutes leurs choses dans leur sac à dos faute d’avoir accès à un casier, les élèves de Mont-Bleu devront « s’y habituer », croit l’adolescente, qui a tenu à remercier les élèves et le personnel de de l’Île de les accueillir.