L'Université du Québec en Outaouais
L'Université du Québec en Outaouais

Rentrée complexe pour les étudiants internationaux à l'UQO

Julien Paquette
Julien Paquette
Le Droit
Avec les frontières canadiennes qui demeurent fermées à la grande majorité des citoyens d’autres pays, l’Université du Québec en Outaouais (UQO) anticipe une rentrée compliquée pour ses étudiants internationaux.

« Pour les étudiants qui étaient déjà inscrits à l’UQO, il ne devrait pas y avoir trop de problèmes, surtout ceux qui sont restés au Canada pendant la pandémie. Ils pourront poursuivre leurs études normalement », indique le directeur des communications de l’UQO, Gilles Mailloux.

Comme la majorité des cours seront offerts virtuellement pour la session d’automne, même les étudiants qui ne peuvent rentrer au Canada pourront poursuivre leur parcours académique. Le décalage horaire risque toutefois d’être un enjeu pour eux puisque l’UQO n’est pas en mesure d’offrir deux fois le même cours à des heures différentes, explique M. Mailloux.

« Cette personne devra suivre ses cours selon notre fuseau horaire. Un étudiant qui se trouve en Afrique, par exemple, si le cours se tient de 19 h à 22 h, c’est très malheureux, mais ce sera au milieu de la nuit », ajoute le directeur des communications de l’UQO.

À LIRE AUSSI: La Cité collégiale s’est mise en mode virtuel

> S’accrocher à son rêve, coûte que coûte

L’autre obstacle pour les étudiants qui ne seront pas au Canada lorsque les cours reprendront, c’est que les cours techniques qui nécessitent un enseignement en laboratoire seront offerts en mode distanciation physique dans les locaux de l’UQO.

Les étudiants ont encore plus d’un mois — jusqu’au 15 septembre — pour compléter leur inscription pour la session d’automne et déjà, les signes sont encourageants, dit Gilles Mailloux. Environ 40 % des étudiants internationaux qui ont entamé un programme à l’UQO au cours des dernières années sont déjà inscrits et sont restés au pays pendant la pandémie.

« Là où ça se complexifie, c’est pour les nouveaux étudiants », admet M. Mailloux.

Même si le gouvernement fédéral accordait une exception aux étudiants internationaux au moment de traverser les frontières, le directeur des communications et du recrutement de l’UQO souligne que plusieurs d’entre eux ne pourraient être admis au pays ou encore s’inscrire et suivre les cours en ligne.

Afin d’obtenir un visa et un certificat d’acceptation du Québec (CAQ) pour les études, les étudiants doivent se rendre dans un consulat canadien pour y obtenir une lettre d’introduction, explique Gilles Mailloux.

« Les services consulaires du Canada ont été fermés un bon moment à cause de la pandémie, alors il y a un certain retard dans le traitement des demandes », souligne M. Mailloux.