La Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais organisait une séance d'informations pour les parents des élèves de l'école secondaire de l'Île mercredi soir.

Relocalisation des élèves: Asticou parmi les options

La Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO) évalue présentement plusieurs autres options sérieuses à moyen terme afin de relocaliser les élèves de l’école secondaire Mont-Bleu.

La députée provinciale dans Hull, Maryse Gaudreault confirme qu’il y a « beaucoup d’échanges » entre la CSPO et le gouvernement provincial afin de trouver des solutions alternatives dans des délais raisonnables.

« L’objectif c’est de sortir les élèves de Mont-Bleu et de les localiser ailleurs qu’à l’école secondaire de l’Île. C’est une décision temporaire, nous allons relocaliser les élèves de Mont-Bleu et rétablir les horaires normaux pour les deux écoles. »

Sans pouvoir offrir de confirmation sur ce dossier, Mme Gaudreault affirme que la relocalisation des élèves de Mont-Bleu à l’école des métiers spécialisés Asticou est une option envisagée par la CSPO et les différents paliers de gouvernement.

« L’Asticou est revenu dans les discussions à la suite des interventions politiques. En ce moment, la balle est dans le camp du gouvernement fédéral, c’est un édifice dont ils sont propriétaires que nous voulons occuper. Il y aurait des personnes à déplacer et des améliorations à apporter, mais pour moi ce serait l’endroit idéal. »

La CSPO a tenu une séance d’informations pour les parents de l’école secondaire de l’Île mercredi soir au campus Gabrielle-Roy du Cégep de l’Outaouais.

La commission scolaire en a profité pour informer les centaines de parents présents des mesures entreprises la semaine dernière. 

Le directeur général de la CSPO, Jean-Claude Bouchard, a réitéré que la priorité est « d’assurer le retour en classe des élèves rapidement »

Il soutient aussi qu’il est primordial de regrouper les élèves de l’école Mont-Bleu sous un même toit.

« Quand on a décidé de garder l’intégrité de l’école secondaire Mont-Bleu, c’est à la demande, par la voie de leur direction, des élèves et du personnel de l’école secondaire Mont-Bleu. On s’est assuré de ne pas les séparer. »

Concernant les manifestations qui ont eu lieu jeudi et vendredi dernier, le directeur de l’école secondaire de l’Île, Michel Letang, a profité de la tribune qui lui était offerte afin de lancer un message aux parents.

« Ayez une discussion avec vos enfants concernant les protestations, autant dans la rue que sur les médias sociaux. On est pas toujours au courant de ce que nos enfants font sur leur ordinateur ou leur cellulaire. Il est extrêmement important de leur faire comprendre que ce n’est pas nécessaire d’en arriver là. »

Période de questions animée

Les parents ont eu la possibilité de faire entendre leur mécontentement aux dirigeants de la commission scolaire par le biais d’une séance de questions. Plusieurs ont reproché à la CSPO d’avoir pris leur décision à huis clos.

« Si on avait consulté tout le monde, les élèves n’auraient pas de date d’entrée encore. Les élèves de Mont-Bleu ont droit à l’enseignement. Ils ont droit de retourner à l’école le plus tôt possible. », a lancé le président de la CSPO, Mario Crevier.

« La consultation a été faite à l’interne, on a essayé de trouver des solutions, mais ce n’est pas possible de faire autrement à court terme. C’est une situation d’urgence, on a pas le choix d’agir. »

Une jeune étudiante de l’école secondaire de l’Île a d’ailleurs lancé un cri du cœur aux dirigeants de la CSPO. 

« Nos cours vont finir et il fera déjà noir dehors. J’ai peur pour la sécurité de mes camarades de classe qui vont devoir se rendre chez eux à pied après les cours. »

« Je vous comprends, ce n’est pas facile de trouver des solutions dans une telle situation. Je ne peux pas trouver de solution moi-même, mais je peux vous aider. Consultez-nous », a-t-elle renchéri.

Alors que l’intensité des échanges ne cessait d’augmenter, le député fédéral Greg Fergus a brièvement pris la parole pour calmer la foule de parents.

« Il y a cinq sous-ministres qui travaillent sur ce dossier maintenant. On est en train d’évaluer les options, il n’y a rien de concret que je peux annoncer ce soir, mais on travaille d’arrache-pied afin de trouver une solution. Pas pour le 9 octobre, mais à moyen terme. »