La semaine de relâche du 5 au 9 mars 2018 permettrait une coordination avec la tenue du Salon du livre et répartirait de manière plus adéquate les congés.

Relâche plus tardive en 2018 ?

Des milliers d'élèves de l'Outaouais pourraient attendre une semaine de plus avant de savourer le congé de la relâche en 2018 si les commissions scolaires se concertent sur des dates communes.
La semaine dernière, la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO) a proposé « un amendement à la résolution initiale qui proposait une semaine de relâche du 26 février au 2 mars 2018 afin de reporter la date de cette semaine de relâche du 5 au 9 mars 2018, sous réserve d'une entente avec le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO) ».
Lundi, c'était au tour de la Commission scolaire des Draveurs (CSD) de se pencher sur la question, afin de « donner suite à la consultation menée auprès du comité de parents et du Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais, ainsi qu'aux discussions du comité consultatif de gestion ».
La présidente du SEO, Suzanne Tremblay, note qu'il y a volonté chez les quelque 5100 membres d'aller de l'avant avec un tel changement, mais seulement si les trois commissions scolaires concernées choisissent les mêmes dates, car sinon la situation sera compliquée pour les enseignants travaillant sur un territoire différent de celui de l'école de leurs enfants.
« La balle est vraiment dans le camp des commissions scolaires, souligne Mme Tremblay. Nous, ce qu'on désire, c'est qu'il y ait une semaine de relâche commune. On est prêts à aller en consultation auprès de nos membres si la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV) propose aussi que la relâche soit la première semaine complète de mars. »
À la CSCV, le calendrier scolaire 2017-2018 a déjà été adopté avec la semaine de relâche de 2018 débutant à la fin février.
« On a déjà fait nos consultations et nos devoirs et tout est adopté », a indiqué le président de la CSCV, Éric Antoine. À la lumière des orientations prises ailleurs dans la région, le dossier reviendra toutefois à l'ordre du jour de la rencontre des commissaires, mercredi soir. « Ce n'est pas une décision que je vais prendre seul, mais il n'est pas dit qu'on ne pourrait pas retourner en consultations », a souligné M. Antoine.
Le président de la CSD, Claude Beaulieu, souhaite que la CSCV « se rallie à la majorité ». Selon M. Beaulieu, la Commission scolaire des Hautes-Bois-de-l'Outaouais, là où les enseignants ne sont pas membres du SEO, est également prête à faire le changement.
Tant M. Beaulieu que la présidente de la CSPO, Johanne Légaré, affirment que divers arguments favorisent une relâche lors de la première semaine complète de mars. 
Cela permettrait une coordination avec la tenue du Salon du livre et répartirait de manière plus adéquate les congés, puisqu'il y a déjà des journées pédagogiques en février. À cela s'ajoute le fait que les familles à faible revenu qui reçoivent des prestations en début de mois seront davantage en mesure de faire des activités avec leurs enfants, ont-ils souligné.