Vanessa de Alexandris, étudiante à l’université Carleton, présente son projet à des visiteurs.

Réimaginer l’expansion du Château Laurier

Des étudiants en architecture de l’université Carleton ont exposé leurs designs pour le projet controversé d’expansion du Château Laurier ce week-end.

Tout le monde pouvait se rendre au Centre communautaire d’Hintonburg samedi et dimanche, grâce à un partenariat avec Patrimoine Ottawa, pour consulter les idées de ces futurs architectes pour mettre en valeur le Château Laurier et ses environs.

Spécialiste de l’histoire de l’architecture à l’université Carleton et membre du conseil d’administration de Patrimoine Ottawa, Peter Coffman a servi de lien entre l’organisation de protection du patrimoine et les élèves de sa collègue, la professeure Marianna Esponda.

Cette dernière a demandé à ses étudiants de préparer un design alternatif du projet d’expansion du Château Laurier dans un cours de troisième année. Comme il s’agit d’un site patrimonial crucial, « possiblement le plus important au pays », M. Coffman a cru bon d’exposer les travaux de ces étudiants pour stimuler la réflexion du public la protection des sites historiques.

L'étudiant Luis Panchi Galvas se tient devant son projet d'expansion du Château Laurier nommé «The Noble».

« La façon dont ce projet a été présenté, c’est toujours qu’il n’y avait que deux options: l’imitation – qui serait la mauvaise chose à faire, selon plusieurs – ou cette boîte, ce carcan choisi par les propriétaires du Château. Pourtant, entre ces deux options, il y a un énorme champ de possibilités et c’est ce qu’on démontre ici. »

« Tous ceux qui sont venus repartent avec une meilleure idée de tout ce qui peut être fait. Peut-être que la prochaine fois qu’un enjeu de ce type survient, ça peut servir de modèle pour qu’il y ait un meilleur dialogue pour qu’on ait l’impression qu’on fait les choses avec nous et non à nous », ajoute Peter Coffman.

Luis Panchi Galvan, l’un des étudiants de la professeure Esponda, était présent dimanche pour expliquer son projet aux visiteurs. Il s’est dit enchanté de l’intérêt du public et souhaitait obtenir de la rétroaction sur ses idées.

« C’est ce dont j’ai besoin. En ce moment, on enchaîne un peu les projets dans tous nos cours. C’est important pour moi de savoir ce qu’ils en pensent parce que ces designs, on les fait pour eux dans le fond, ce sont eux qui utilisent l’espace. »

Une autre étudiante, Vanessa de Alexandris, s’est également réjouie de l’opportunité de présenter son travail. Son projet, tout comme celui de M. Panchi Galvan, tentait de préserver les espaces publics existants et d’en créer de nouveaux pour que la population de la région puisse s’approprier le site, au même titre que les clients de l’hôtel.