Pour l’instant, les changements administratifs ne changeront strictement rien dans le train-train quotidien entre les murs des écoles, autant pour les élèves que les enseignants ou les parents.
Pour l’instant, les changements administratifs ne changeront strictement rien dans le train-train quotidien entre les murs des écoles, autant pour les élèves que les enseignants ou les parents.

Réforme des commissions scolaires: peu de changements perceptibles pour l’instant

À court terme, malgré l’adoption de la loi 40 sur la gouvernance scolaire, les opérations se poursuivront normalement dans les commissions scolaires de l’Outaouais, alors que s’amorce une période «transitoire».

Pour l’instant, ces changements administratifs ne changeront strictement rien dans le train-train quotidien entre les murs des écoles, autant pour les élèves que les enseignants ou les parents, affirme le secrétaire général de la commission scolaire des Draveurs (CSD), Christian Laforest.

«On ne verra pas la différence du jour au lendemain. Dans les faits, vraiment, les mesures transitoires sont là pour s’assurer d’une transition du conseil des commissaires vers le conseil d’administration [du centre de services scolaires]. Le changement est en lien avec la structure de gouvernance. Pour l’instant, les pouvoirs décisionnels reviennent à la direction générale, mais il est prévu dans la loi que les anciens commissaires puissent former un comité conseil. Ils n’ont évidemment plus de pouvoirs décisionnels, mais ils vont pouvoir recommander des choses si la direction générale en a besoin», note-t-il.

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Autrement dit, tout se tramera en coulisses dans les prochaines semaines et les conseils d’administration ne seront formés qu’en juin. 

Il est encore trop tôt pour dire s’il y aura des fusions et si les futurs centres de services auront les mêmes appellations que les commissions scolaires (ex : au Coeur-des-Vallées, des Draveurs, etc.), dit-on. 

Même si «rien ne laisse sous-entendre cela en ce moment», M. Laforest rappelle que projet de loi ou pas, le ministre de l’Éducation a toujours eu le pouvoir d’imposer des fusions à l’aide d’un décret. 

Aux parents qui s’inquiéteraient de plus avoir de voix pendant cette période de transition, la CSD réitère que c’est le statu quo.

«Ils peuvent nous appeler, comme 95% des parents faisaient déjà. C’est important qu’ils sachent qu’il y a encore des services, notre mission est d’assurer la continuité de ceux-ci. Le processus de plainte, par exemple, demeure le même, et rien ne change aux ressources financières, matérielles, etc. Les cours vont être encore déneigées. […] Il va continuer à y avoir un comité de parents et les conseils d’établissement seront encore là. Ce palier décisionnel reste en place. C’est dans les hautes instances que ça change», image-t-il.