Le recteur de l'UQO, Denis Harrisson

Recteur de l'UQO: Partira, partira pas?

À quatre jours d’une importante rencontre du conseil d’administration de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) où il doit préciser ses intentions pour l’avenir, le recteur, Denis Harrisson, affirme au Droit n’avoir toujours pas décidé s’il allait solliciter un renouvellement de mandat à la tête de l’institution.

«Je garde le suspense, ma décision n’est toujours pas prise», a affirmé le recteur, précisant qu’il allait d’abord informer comme il se doit les membres du conseil d’administration de son choix de prolonger ou non son rectorat. Le premier mandat de M. Harrisson se termine en janvier 2020.

Un document interne reproduisant une résolution qui doit être présentée au conseil d’administration de lundi prochain qui s’est mis à circuler, mercredi, et dont Le Droit a obtenu copie, laisse toutefois planer un doute sur les intentions réelles du recteur Harrisson.

Il est inscrit dans le projet de résolution que «monsieur Denis Harrisson ne souhaite pas solliciter de renouvellement de mandat» et qu’un «comité de sélection doit être constitué par l’UQO pour procéder à la désignation d’un recteur».

Le directeur des communications de l’UQO, Gilles Mailloux, n’a pas caché son mécontentement devant cette fuite d’un document hautement confidentiel. «On déplore le fait que des membres du conseil d’administration ou des membres du syndicat qui reçoivent des documents confidentiels en fassent la diffusion avant même que ce soit débattu par le conseil», a-t-il affirmé.

M. Mailloux ajoute que le passage du projet de résolution indiquant que M. Harrisson n’a pas l’intention de solliciter un deuxième mandat à titre de recteur «n’aurait jamais dû se retrouver là». Selon lui, il s’agit d’une «erreur» qui a été corrigée et qui n’apparaît plus dans la nouvelle mouture du projet de résolution. «Le recteur n’a toujours pas pris sa décision, elle lui appartient et il l’annoncera d’abord au conseil d’administration lundi soir prochain», a-t-il ajouté.

Quant à la formation d’un comité de sélection, M. Mailloux précise qu’il s’agit d’un processus normal lorsqu’arrive la fin du mandat d’un recteur. Que le recteur souhaite renouveler son mandat ou non, ce comité doit être constitué, conformément aux règles de régie interne de l’université.

En rencontre éditoriale avec Le Droit, plus tôt cette année, le recteur Harrisson affirmait poursuivre sa réflexion quant à la prolongation de son mandat à la tête de l’université. Il évoquait son âge [il aurait 72 ans à la fin d’un 2e mandat], mais il affirmait aussi être emballé par la progression de certains dossiers importants pour l’institution comme la mise en place de nouveaux programmes d’enseignement, la réalisation du campus unifié et le positionnement de l’Université à l’international.