Il ne semble pas y avoir jusqu'à maintenant de désertion des écoles primaires de l'Outaouais en vue de la deuxième semaine de classe en pleine pandémie de COVID-19, au retour du long congé de la Journée nationale des patriotes.
Il ne semble pas y avoir jusqu'à maintenant de désertion des écoles primaires de l'Outaouais en vue de la deuxième semaine de classe en pleine pandémie de COVID-19, au retour du long congé de la Journée nationale des patriotes.

Quasi le statu quo pour le nombre d'élèves en classe la semaine prochaine en Outaouais

Il ne semble pas y avoir jusqu'à maintenant de désertion des écoles primaires de l'Outaouais en vue de la deuxième semaine de classe en pleine pandémie de COVID-19, au retour du long congé de la Journée nationale des patriotes.

Une baisse notable de 14% du nombre d'inscriptions est toutefois observée à la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV), où 220 élèves de moins seront présents la semaine prochaine. Selon les dernières données compilées, on passera de 1582 à 1362 enfants dans les 16 établissements du territoire.

Du côté de la Commission scolaire des Draveurs (CSD), une hausse de 72 élèves est anticipée car 4154 inscriptions avaient été confirmées par les directions d'écoles en journée mercredi. Il s'agit d'une augmentation d'à peine 2%. 

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Plus à l'ouest, la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO) enregistre un faible accroissement de sa clientèle alors que 4426 écoliers sont attendus dans les classes de ses écoles primaires, soit 27 de plus que lors de la rentrée cette semaine. 

Si un taux de fréquentation avoisinant les 25% est observé à certains endroits, il est cependant presque le double aux écoles de la Forêt (50%) et Jean-de-Brébeuf (46%), par exemple. 

Selon la directrice générale de la CSPO, Nadine Peterson, le statu quo ou presque dans les chiffres démontrent en quelque sorte que les choses se déroulent rondement depuis la rentrée du 11 mai.

«Ça va très bien, c'est certain qu'il y a de petits défis à certains niveaux, par exemple le fait qu'un enfant peut être en contact avec un proche atteint (du virus). C'est arrivé à la CSD et il y a des gens qui se sont désistés au lendemain de ça chez nous, qui ont enlevé le nom de leur enfant. Mais ça va encore arriver, c'est une question de jours. On ne le souhaite pas, mais nous sommes très conscients que ça risque d'arriver. [...] On aura à peu près les mêmes chiffres, mais ça va peut-être augmenter davantage la semaine suivante (25 mai). Cette fois-ci, les parents avaient jusqu'à lundi midi pour inscrire leur enfant, alors les élèves n'avaient pas encore eu le temps de retourner à la maison pour donner leurs impressions. Les parents n'ont pas nécessairement eu non plus beaucoup de temps de réflexion, pour parler aux voisins», note-t-elle.

Nadine Peterson, directrice générale de la CSPO

Mme Peterson estime que les chiffres prouvent également que ce que les équipes écoles ont mis en place s'est avéré efficace et qu'on a réussi à sécuriser les parents.

«Les gens nous disent qu'il y en a plusieurs qui ont versé des larmes en voyant à quel point le personnel était content d'accueillir les enfants. Ça paraît que les parents les ont préparés. Et les parents sont très indulgents, ils comprennent que ce n'est pas parfait, qu'on fait deux pas en avant, deux pas en arrière, que l'on s'ajuste. Aujourd'hui (mercredi) était la première journée où tout le monde était là et c'est très positif comme rétroaction», affirme-t-elle.

Cette dernière précise que jusqu'à présent, aucun élève n'a dû être déplacé et très peu d'entre eux ne sont pas avec leur titulaire (enseignant) habituel, mais que dépendant de la hausse de la clientèle plus on avance dans le temps, les parents doivent s'attendre à ce que les choses puissent changer d'une semaine à l'autre. 

Les ressources humaines en quantité suffisante et la distanciation sociale sont parmi les défis les plus importants à l'intérieur des murs des écoles à l'heure actuelle, pense la directrice générale. L'entrée et la sortie des classes aussi.

«Par exemple, quand on pense aux lavabos et au lavage des mains, c'est certain que l'entrée et la sortie sont plus longues, dépendant des écoles. Ça peut prendre jusqu'à 25 minutes avant que tout le monde soit assis dans sa classe», ajoute-t-elle.

À la Commission scolaire des Hauts-Bois-de-l'Outaouais (CSHBO), on enregistrera une très légère baisse alors que 504 élèves sont inscrits la semaine prochaine, comparativement à 523 pour les derniers jours.

Le taux de fréquentation global dans la région sera donc de 31% dans la région et variera entre 31% et 36%, selon les commissions scolaires.