Christian Meilleur a fait savoir que si le STCPEO-CSN adopte un tel mandat de grève, les six jours pourront être utilisés au moment « jugé opportun ».

Possible grève dans les CPE

Sans contrat de travail depuis deux ans et demi, quelque 400 éducatrices oeuvrant dans une vingtaine de centres de la petite enfance (CPE) de l'Outaouais se prononceront samedi sur un mandat de grève de six jours.
Le vice-président de la Fédération de la santé et des services sociaux de la Confédération des syndicats nationaux (FSSS-CSN) pour l'Outaouais, Christian Meilleur, a indiqué que ce vote se tiendra en raison de l'impossibilité pour les parties de s'entendre sur le renouvellement de la convention collective.
S'ils votent en faveur de la proposition qui est sur la table - un mandat de grève de six jours - les membres du Syndicat des travailleurs (euses) en Centre de la petite enfance de l'Outaouais (STCPEO-CSN) emboîteront ainsi le pas à leurs homologues d'autres régions, dont Montréal, l'Estrie et les Laurentides.
M. Meilleur a fait savoir que si le STCPEO-CSN adopte un tel mandat de grève, les six jours pourront être utilisés au moment « jugé opportun ».
« Ça ne veut pas dire six jours consécutifs, précise-t-il. Ça peut être rotatif, une journée à la fois, ciblé par secteur ou encore par région. »
La partie syndicale note que plusieurs éléments normatifs ont fait l'objet d'une entente avec la partie patronale, mais que les négociations ont achoppé sur plusieurs points ayant « une incidence monétaire ».
La proposition patronale sur la question des salaires est notamment jugée « dérisoire » par le syndicat.
Des désaccords persistent aussi pour le régime de retraite, l'assurance collective et les ratios dans les CPE, a indiqué M. Meilleur.
Si les membres du STCPEO-CSN se dotent d'un mandat de grève, il y aura un préavis avant le débrayage, assure par ailleurs M. Meilleur.