La nouvelle école primaire de Val-des-Monts ne sera pas prête pour la rentrée scolaire 2018.

Peut-être pas pour la rentrée 2018

Ce que craignaient les parents de l'école L'Équipage de Val-des-Monts semble vouloir se confirmer : la nouvelle école qui devait desservir son trop-plein d'élèves du primaire ne sera peut-être pas prête pour la rentrée de septembre 2018.
La commission scolaire des Draveurs (CSD) a finalement lâché le morceau et fait parvenir une lettre aux parents des élèves concernés, indiquant que les certificats d'autorisation du ministère de l'Environnement n'avaient toujours pas été obtenus à cause des délais encourus à la suite de la crue des eaux du printemps dernier, ce qui a retardé les travaux d'inspection des lieux où sera construite l'école.
Ces retards ont pour conséquence de remettre à plus tard le lancement de l'appel d'offres et, par le fait même, le début des travaux de construction. Notons que la construction d'une école peut nécessiter 13 ou 14 mois de travaux.
La missive informe les parents que « si les travaux de construction ne permettent pas d'entrer dans les (nouveaux) locaux en septembre 2018, l'ensemble des élèves et des membres du personnel de l'école seront relocalisés temporairement à l'édifice Brébeuf, sis au 386, rue Brébeuf à Gatineau. Cet édifice est déjà aménagé pour desservir des élèves du primaire. D'ailleurs, au cours de la présente année scolaire, il accueillera les élèves de sixième année du secteur Est du territoire. »
Rappelons que les élèves de cinquième et de sixième année de l'école L'Équipage sont forcés, en raison du manque de places depuis quelques années, de voyager matin et soir jusqu'à Gatineau pour compléter leur éducation primaire à la polyvalente Le Carrefour.
La lettre de la commission scolaire précise aussi que « le temps de transport sera réduit considérablement dans la mesure où la distance qui sépare les élèves de Val-des-Monts de l'édifice Brébeuf est moindre que celle qui les sépare de l'École polyvalente Le Carrefour. » 
Des réactions
Affirmant ne pas avoir fait appel aux députés dans ce dossier parce que le ministère de l'Environnement affirmait que ce n'était plus qu'une question de jours avant que les autorisations nécessaires soient accordées, le président de la CSD, Claude Beaulieu, concède que les chances que l'école soit prête à temps pour la rentrée 2018 s'amenuisent. 
« On parle de 13 mois, s'il n'y a pas de difficultés et ça peut aller jusqu'à 16 mois. On devait aller en appel d'offres en juin dernier. Pour sécuriser les parents, on ne prend donc pas de chances. Ce serait une mesure temporaire. L'école comme telle sera créée, avec son personnel, sa clientèle établie et son conseil d'établissement, mais on procédera à un transfert de bâtiment durant l'année. Tout le monde est gagnant avec ce plan B », dit-il. 
Interpellée sur ce retard que la CSD attribue au ministère de l'Environnement, la ministre responsable de l'Outaouais, Stéphanie Vallée, a préféré aller aux sources avant de commenter. « Je n'étais pas au courant. Ce que j'avais comme information, c'est que le dossier allait rondement depuis qu'on avait finalement convenu d'un lieu pour l'école. Jamais la commission scolaire ne m'a informée qu'il y avait un enjeu avec le ministère. Pourquoi on ne nous a pas appelés en amont pour peut-être aider à dénouer une impasse ? Je n'en sais rien », a-t-elle précisé.
Rappelons que la nouvelle école abritera 19 classes et sera érigée au coût de 11,5 millions $.