Le recteur de l’UQO, Denis Harrisson, assure pour sa part qu’une réponse sera fournie d’ici la date butoir du 10 mars.

Pas encore d’entente pour le SPUQO

Alors que la date du 10 mars visée pour le déclenchement d’une grève générale illimitée approche à grands pas, la plus récente séance de négociation entre le Syndicat des professeurs de l’Université du Québec en Outaouais (SPUQO) et la partie patronale n’a pas permis de progresser vers une entente.

Plus tôt cet hiver, les professeurs syndiqués de l’UQO ont observé quelques heures de grève, puisées dans une banque qui en contenait dix. La présidente du SPUQO, Louise Briand, rappelle toutefois que la résolution adoptée par 71% des membres du syndicat prévoit que «s’il n’y a pas d’entente négociée ou s’il n’y a pas d’entente pour aller devant un arbitre», une grève générale sera déclenchée à compter du 10 mars.

Les deux parties se sont rencontrées mercredi, «mais ça n’a pas permis de déboucher sur une entente négociée», a fait savoir Mme Briand. Cette dernière déplore, par ailleurs, n’avoir reçu aucune réponse de l’UQO à la demande syndicale de soumettre le dossier à un arbitre, présentée le 19 février dernier.

«C’est la voie qui nous paraît être la meilleure, et on ne comprend pas que l’UQO tarde à y répondre», dénonce Mme Briand.

Le recteur de l’UQO, Denis Harrisson, assure pour sa part qu’une réponse sera fournie d’ici la date butoir du 10 mars.

«Il va y avoir une réponse pour l’arbitrage avant la date du 10, a-t-il indiqué. On a encore des pourparlers avec le conciliateur, on a eu une rencontre de conciliation [mercredi], et on attend pour voir s’il y en aura une autre prochainement. Nous, on veut continuer la négociation.»