Le Cégep de l'Outaouais offre une trentainte de programmes techniques et préuniversitaires.

Miroir de son environnement

On ne peut aborder le Cégep de l'Outaouais d'aujourd'hui sans s'arrêter quelques instants sur son proche ancêtre, le Cégep de Hull, né il y a donc 50 ans, à la suite de la réforme de l'éducation de Paul Gérin-Lajoie.
Le Cégep de Hull fut d'ailleurs l'un des 12 premiers cégeps à voir le jour au Québec avec, à l'époque, 640 étudiants et 75 employés.
Aujourd'hui, le Cégep de l'Outaouais, le descendant direct qui l'a remplacé, accueille près de 4800 étudiants autour desquels s'affairent plus de 550 employés de soutien, professionnels, cadres et ressources enseignantes diverses.  
On dit dans le milieu de l'éducation que les programmes techniques offerts par les institutions académiques constituent en quelque sorte la «couleur locale» de l'établissement d'enseignement et le miroir de son environnement extérieur. De deux programmes techniques qu'ils étaient, il y a 50 ans, au Cégep de Hull, on retrouve désormais une trentaine de programmes techniques et préuniversitaires, aujourd'hui.
Après quelques déménagements, agrandissements et constructions, au fil des années, le cégep actuel regroupe désormais trois pavillons: Gabrielle-Roy (dans le secteur Hull), Félix-Leclerc (secteur Gatineau) et Louis-Reboul (secteur Hull) pour l'éducation aux adultes. Un centre d'étude relié à l'institution a également pignon sur rue à Maniwaki.
Il y a dix ans, dans le cadre du 40e anniversaire de l'institution, celle-ci se dotait d'un «campus santé» pour offrir des programmes dans ce domaine: les soins préhospitaliers d'urgence, l'inhalothérapie et l'analyse biomédicale s'ajoutèrent alors au menu des cours.
En 2013, un centre de la petite enfance vit le jour, le CPE Petit-Félix, et avec ça, deux centres de recherche sur la petite enfance et l'éducation spécialisée.
Aujourd'hui, le budget de fonctionnement du Cégep de l'Outaouais est de près de 49 millions de dollars.
Une stratégie
L'établissement s'était fixé un plan stratégique pour les années 2011 à 2016 qui visait, entre autres, à améliorer le taux de réussite des étudiants inscrits à la première session. Cet objectif a été atteint, estime la direction, et se fixait à 78% en moyenne en 2015 pour les étudiants inscrits en formation technique et au programme préuniversitaire. En fait, il était même de 81% pour les jeunes, inscrits en technique.
Le plan envisageait également améliorer la persévérance scolaire des élèves; autre objectif atteint, selon la direction du cégep, avec un taux de réinscription à la deuxième session de 90% en 2015; le taux de réinscription à la troisième session variait de 75,2% (secteur technique) à 79,9% en 2014.
Au cours des récentes années, l'institution a dû faire face à des compressions budgétaires majeures et à des abolitions de postes, mais tente tout de même de conserver sa pole position en Outaouais comme porte d'entrée professionnelle dans cette région administrative en pleine expansion.