Les membres de l'Association des professeur(es) à temps partiel se sont prononcés 100% en faveur d'un mandat de grève.

Menace de grève à l'Université d'Ottawa

Les professeurs à temps partiel de l’Institut des langues officielles et du bilinguisme (ILOB) de l’Université d’Ottawa (Ud’O) viennent de se doter d’un mandat de grève, les négociations au sujet d’une première convention collective achoppant sur plusieurs points.

Selon l’Association des professeur(es) à temps partiel (APTPUO), qui indique que les membres se sont prononcés à 100 % en faveur de cette option lors d’un vote tenu jeudi et vendredi, l’employeur reste campé sur ses positions et n’offre aucune bonification des conditions de travail. 

« Comparativement à leurs collègues à temps partiel qui enseignent sur le campus et qui effectuent le même travail, les professeurs de l’ILOB n’ont aucun avantage social et n’ont eu aucune augmentation salariale depuis plus de sept ans. L’Université n’offre rien à ce chapitre. Toutefois, le plus inquiétant est que les propositions présentées par l’Ud’O risquent d’affecter la réussite des étudiants qui sont inscrits dans un programme dans leur langue seconde, majoritairement des étudiants internationaux, et de compromettre la qualité de l’éducation », soutient le syndicat.

Les professeurs de langues qui œuvrent à l’ILOB ont comme tâche principale de soutenir les étudiants internationaux en vue de leur permettre d’acquérir les aptitudes linguistiques en français ou en anglais nécessaires à l’obtention de leur diplôme.

Entreprise commerciale

Le syndicat déplore que les offres soient basées « uniquement sur un modèle d’affaires », ajoutant que l’administration « ne se cache pas pour qualifier l’Institut comme une entreprise commerciale servant à générer des revenus ». 

« Ceci est très inquiétant et inusité pour une institution dont la mission principale devrait être avant tout l’éducation », écrit l’organisation syndicale. 

L’APTPUO souligne aussi que les conditions de travail actuelles ont un impact direct sur la rétention de main-d’œuvre qualifiée.

D’autres séances de négociation sont à l’agenda la semaine prochaine et l’APTPUO souhaite que les choses progressent. 

De son côté, l’Ud’O affirme qu’elle ne commente pas le dossier à ce stade-ci étant donné que les négociations sont toujours en cours.