Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Le retrait de la circulation à titre préventif de dizaines de milliers de masques de procédure potentiellement toxiques dans les établissements ne laisse planer aucune crainte d'approvisionnement dans les écoles de l'Outaouais.
Le retrait de la circulation à titre préventif de dizaines de milliers de masques de procédure potentiellement toxiques dans les établissements ne laisse planer aucune crainte d'approvisionnement dans les écoles de l'Outaouais.

Masques retirés: des stocks suffisants dans les écoles de l'Outaouais

Daniel LeBlanc
Daniel LeBlanc
Le Droit
Article réservé aux abonnés
Le retrait de la circulation à titre préventif de dizaines de milliers de masques de procédure potentiellement toxiques dans les établissements ne laisse planer aucune crainte d'approvisionnement dans les écoles de l'Outaouais. Le stock global des centres des différents services scolaires se chiffre à plus de 1,7 million de masques.

Vendredi dernier, le ministère de la Santé et des Services sociaux a exigé que cesse immédiatement la distribution de masques jetables gris et bleu du fournisseur Metallifer identifiés SNN200642 dans les réseaux à la fois scolaires, de la santé et des services de garde éducatifs à l'enfance. Visés par un avis de Santé Canada, ceux-ci peuvent représenter un risque potentiel pour la santé en raison de la présence de graphène nanoformé dans la fabrication. Le rappel ne rouche toutefois pas les masques pédiatriques distribués aux écoliers de cinquième et sixième année du primaire, par exemple. 

Alors que plusieurs caisses de ces masques étaient en stock dans ses écoles, le Centre de services scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSSPO) affirme que le hasard a bien fait les choses puisqu'une livraison d'au-delà de 300 000 masques d'une autre marque était déjà à l'horaire au début de la semaine en cours, permettant ainsi de pallier à un possible problème d'approvisionnement. 

«Nous nous assurons de procéder aux commandes nécessaires pour remplacer les masques que nous avons eu à retirer. Nous n’entrevoyons aucune problématique d’approvisionnement de nos réserves ni de nos établissements», dit-on.

Dans l'ensemble des écoles du Centre de services scolaire au Coeur-des-Vallées (CSSCV), 300 000 masques de ce fabricant ont dû être rangés en raison de cette mise en garde du ministère, spécifie le secrétaire général Jasmin Bellavance. 

Par contre, les 615 000 autres masques actuellement en stock permettront de répondre aux besoins pour l'entièreté du mois d'avril sans problème, précise-t-il.

«On doit faire état de nos besoins une fois par mois, il y a une livraison sur une base mensuelle, alors on va simplement ajuster la prochaine commande pour compenser», note-t-il. 

Le Centre de services scolaire des Draveurs (CSSD), qui dit avoir «pris la situation très au sérieux et réagi rapidement», des masques d'une autre marque sont depuis distribués aux élèves du secondaire et aux membres du personnel. 

À l'heure actuelle, l'organisation dit disposer d'un stock de 600 000 masques de procédure. Du nombre, le tiers sont des masques pédiatriques pour les élèves du primaire. Les commandes seront modifiées à la hausse au besoin d'ici la fin de l'année scolaire.

Une réserve de 250 000 masques faciaux conformes est en banque au Centre de services scolaire des Hauts-Bois-de-l’Outaouais (CSSHBO), qui précise détenir la quantité nécessaire pour terminer l’année scolaire. Il a également en stock 26 000 masques pédiatriques, lesquels permettront de répondre aux besoins pour six semaines.

Au Collège Saint-Alexandre de la Gatineau, on spécifie que c'est le statu quo car aucun masque de ce fournisseur n'était distribué ou en stock entre les murs de l'établissement centenaire.

À la suite de l'annonce du retrait de ces milliers de masques, des syndicats de la région ont exprimé la fin de semaine dernière leurs inquiétudes en lien avec le processus de sélection de l'équipement de protection pour le personnel scolaire.

À LIRE AUSSI : Masques: des syndicats en Outaouais préoccupés par le processus de sélection