Quelque 150 travailleuses se sont réunies samedi.

Mandat de grève pour les CPE de l'Outaouais

Les employées des centres de la petite enfance (CPE) de l'Outaouais ont accordé, samedi, à leur syndicat un mandat de grève.
Sur les quelque 510 travailleuses oeuvrant dans les 22 CPE de l'Outaouais affiliés à la CSN, environ 150 d'entre elles se sont rassemblées samedi pour participer à ce vote. Et leur réponse fut on ne peut plus claire : 99 % d'entre elles ont voté en faveur de l'adoption de six jours de grève à être déployés à un moment jugé opportun. Bref, si les négociations devaient continuer à piétiner, le syndicat pourrait déclencher une ou des journées de grève pour faire pression sur le gouvernement, avec tout ce que cela implique de maux de tête et de réorganisation d'horaire pour les parents.
« Ça n'a pas de sens qu'à chaque fois que les travailleuses de CPE sont en négociation, elles sont obligées d'aller jusqu'à la menace de grève (...) C'est toujours à couteaux tirés. Ça n'a pas de sens que ça fonctionne comme ça et en bout de ligne, c'est les parents qui en subissent les conséquences », expliquait au Droit, Michel Quijada, président du Conseil central des syndicats nationaux de l'Outaouais (CSN).
« Le but c'est pas d'exercer la grève, c'est de l'éviter », ajoute M. Quijada.
Sans contrat de travail
Les 500 quelques membres du Syndicat des travailleurs(euses) en centre de la petite enfance de l'Outaouais (STCPEO-CSN) sont sans contrat de travail depuis le 31 mars 2015. Après une trentaine de rencontres de négociation, toutes les affaires non monétaires ont fait l'objet d'entente. 
C'est vraiment au chapitre des salaires que les parties en litige semblent mal se comprendre. Les salaires des travailleuses en CPE sont les mêmes depuis 2014.
« On trouve que c'est dommage que le gouvernement nous amène encore à être obligés de voter des journées de grève pour pouvoir avancer dans les négociations », renchérit Michel Quijada.
Actuellement, par son vote de grève de samedi, l'Outaouais suit la vague québécoise qui englobe maintenant les CPE de Montréal-Laval, de la Montérégie, de l'Estrie et des Laurentides qui ont toutes voté pour une banque de six journées de grève, applicables si nécessaire.
« On a cinq députés libéraux dans la région (de l'Outaouais) qui sont membres du gouvernement. On leur demande qu'ils fassent pression pour que les négociations avancent. Ça fait partie de leur rôle », ajoute Michel Quijada de la CSN.
On ne sait toujours pas quand les journées de grève seront servies aux parents ; en fait, les syndiqués eux-mêmes n'ont pas encore établi d'horaire en ce sens...
Pedneaud-Jobin espère des relations moins judiciarisées avec la STO
Le maire de Gatineau a réagi positivement au règlement du conflit entre la Société de transport de Gatineau (STO) et ses employés.
Vendredi dernier, les membres du Syndicat des chauffeurs et des employés de l'entretien de la STO se sont prononcés en faveur de la plus récente offre patronale, et ce, à presque 68 %, mettant ainsi fin à une période de plus de deux années et demie sans convention collective.
Mais devant les propos plutôt amers tenus par le président de la cellule 591 du Syndicat uni du transport, Félix Gendron, à savoir que les relations de travail à la STO étaient dans un état pitoyable.
M. Pedneaud-Jobin a soutenu « qu'il y a du travail à faire des deux côtés, autant du côté patronal que syndical. Les relations sont très souvent judiciarisées, a-t-il expliqué. Ce sont plus des discussions entre avocats que de vraies discussions de relations de travail. [...] C'est ça qu'il faut changer. »