Le Centre de services scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSSPO) indique que «plus de 6400 portables et tablettes seront accessibles» pour ses élèves en cas de confinement ou de fermeture d’écoles.
Le Centre de services scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSSPO) indique que «plus de 6400 portables et tablettes seront accessibles» pour ses élèves en cas de confinement ou de fermeture d’écoles.

Maintien de l’enseignement en temps de pandémie: se préparer à toute éventualité

Benoit Sabourin
Benoit Sabourin
Le Droit
Justine Mercier
Justine Mercier
Le Droit
Les centres de services scolaires de l’Outaouais se préparent à devoir fournir rapidement du matériel informatique à leurs élèves en prévision de la fermeture de classes ou d’écoles.

Le Centre de services scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSSPO) indique que «plus de 6400 portables et tablettes seront accessibles» pour ses élèves en cas de confinement ou de fermeture d’écoles.

Les résultats d’un sondage sur les besoins de chaque ménage en matériel informatique doivent par ailleurs être reçus d’ici lundi par le CSSPO. En fonction d’un précédent sondage réalisé au printemps et de la moyenne observée à l’échelle provinciale, le CSSPO estime à l’heure actuelle que «le matériel disponible est suffisant». Une fois les nouvelles données obtenues, l’organisation verra à ce qu’un appareil soit réservé «pour chaque élève» qui en aura besoin «advenant une nécessité d’accéder à la classe à distance».

Les directions des établissements doivent de leur côté élaborer un plan de distribution du matériel informatique «dans leur protocole d’urgence en cas de reconfinement», a indiqué le CSSPO.


« On doit basculer à l’intérieur de 24 heures en cas d’une fermeture. »
Manon Dufour

Du côté du CSS des Draveurs (CSSD), 800 portables avaient été distribués au printemps. L’organisation a reçu 4000 nouveaux ordinateurs Chromebook, tandis que 7000 autres sont attendus au courant de l’automne.

«L’idée, pour nous, c’est d’équiper tous nos élèves du secondaire d’un Chromebook», explique la directrice générale du CSSD, Manon Dufour. En agissant de la sorte, le CSSD répond à un enjeu causé par le fait que ce sont désormais les enseignants de chaque matière qui changeront de classe, et non les élèves. En ayant accès à de nombreux outils pédagogiques directement sur un ordinateur, les écoles n’ont donc pas besoin d’équiper chaque classe du matériel spécialisé pour chaque matière comme des dictionnaires pour les cours de français, donne en exemple Mme Dufour.

Si l’enseignement doit se faire à distance, ces élèves auront donc déjà un ordinateur afin de poursuivre leurs apprentissages. Un millier de tablettes iPad sont aussi disponibles au CSSD et pourront servir aux élèves du primaire.

«On doit basculer à l’intérieur de 24 heures en cas d’une fermeture», précise Mme Dufour.

Le CSS au Coeur-des-Vallées (CSSCV) se dit lui aussi outillé pour offrir rapidement l’enseignement à distance si une éclosion de COVID-19 survient durant l’année scolaire et qu’une classe doit être mise en quarantaine ou qu’une école doit fermer ses portes pour une période plus ou moins prolongée.

Au moment où la pandémie a frappé le Québec, en mars dernier, l’organisation qui accueillera cette année près de 6500 élèves dans ses différents établissements primaires et secondaires disposait de 1300 appareils électroniques. En mai, le CSSCV a fait l’achat de 1000 appareils supplémentaires.

Le CSSCV estime qu’il dessert environ 4000 familles. Avec 2300 appareils en stock actuellement – ce nombre devrait atteindre quelques 3300 en décembre –, une fermeture subite de toutes les écoles pourrait poser problème, reconnaît-on au sein de l’organisation, qui souligne cependant qu’une proportion importante d’élèves a déjà accès à un ordinateur ou une tablette à la maison.

«Nous, on fournit des appareils aux élèves qui n’en ont pas à la maison. D’ailleurs, on s’apprête à envoyer un sondage à toutes les familles pour connaître le nombre d’appareils électroniques réellement disponibles pour un élève. Autrement dit, s’il y a un ordinateur disponible à la maison et que le parent est en télétravail, c’est irréaliste de penser que l’élève va pouvoir utiliser l’ordinateur en question. On veut avoir un portrait précis de la situation», souligne Jasmin Bellavance, directeur des communications au CSSCV.