L’UQO souhaite améliorer son système d’alerte en cas de situation d’urgence.

L’UQO veut un meilleur système d’alerte en cas de situation d'urgence

L’Université du Québec en Outaouais (UQO) cherche à moderniser son système d’alerte en cas d’urgence, qui se limite actuellement à l’envoi de courriels, à des publications sur les réseaux sociaux et à des messages parfois « inaudibles » diffusés par interphone.

La maison d’enseignement a diffusé un avis d’appel d’intérêt, plus tôt cet hiver, pour obtenir des informations sur les solutions existantes dans le domaine des systèmes intégrés de notification d’urgence. « L’Université désire se doter d’une solution personnalisée et accessible » étant déjà « éprouvée et utilisée dans des organisations comparables », est-il précisé.

En fonction des informations reçues, l’UQO pourrait lancer un appel d’offres.

À l’heure actuelle, le système d’alerte en place comprend l’utilisation du « système phonique du panneau d’alarme incendie (PIA) », qui permet la diffusion de messages par interphone « pour avertir verbalement les occupants qu’une situation d’urgence est en cours ».

Des courriels sont aussi envoyés aux étudiants et aux employés, tandis que des messages sont publiés sur le site Internet de l’UQO et sur ses comptes Facebook et Twitter. L’UQO veut toutefois aller plus loin, puisque ces techniques ne sont pas optimales.

« Les messages vocaux du PIA peuvent être inaudibles dans certains secteurs du bâtiment, indique l’établissement dans son avis d’appel d’intérêt. La préparation et l’acheminement des messages par courriel, sur les médias sociaux et sur la page Web de l’UQO occasionnent des délais dans le processus d’alerte. Ces délais de transmission ralentissent la mise en place des interventions d’urgence. Enfin, l’UQO a peu de moyens pour informer efficacement les visiteurs, les entrepreneurs et les locataires qu’une situation d’urgence est en cours sur le campus. »

L’UQO souhaite donc se tourner vers un système pouvant couvrir « l’ensemble des espaces du campus » et s’adapter tant à la clientèle interne qu’à celle de l’externe.

Il est notamment souhaité que le futur système puisse faire apparaître des messages de style pop-up sur les postes informatiques et les ordinateurs portables de l’UQO, qu’il envoie des alertes sur les téléphones intelligents par le biais de l’application de l’UQO, qu’il diffuse des messages sur les téléviseurs de l’établissement et qu’il fasse retentir une « alerte sonore distinctive » dans les espaces communs du campus.

« Le système doit comprendre des messages d’alerte préétablis lors d’incendie, de catastrophes naturelles, d’actes de violence ou de terrorisme, précise également l’avis. [...]La diffusion de messages d’alerte sur tous les canaux de communication doit être rapide (moins de 20 secondes), automatique et paramétrable minimalement par site ou par groupe ciblé d’occupants. »

À l’UQO, on indique qu’aucun échéancier n’a encore été établi pour l’implantation d’un tel changement technologique.