Les étudiants en résidence de l'UQO exigent que la connexion internet soit réparée.

L'UQO choisit de ne pas signer une publicité politique

L'Université du Québec en Outaouais (UQO) fait bande à part en choisissant de ne pas signer des publicités interpellant les leaders des principaux partis politiques en cette période électorale, se disant «inconfortable» avec une telle dépense.
La publicité a été publiée lundi matin dans trois quotidiens du Québec. On y indique que les universités québécoises disposent en moyenne «de 5000$ de moins par année que les universités du reste du Canada pour former un étudiant».
Le message exhorte les chefs des quatre principaux partis d'accorder d'ici 2020 un financement équivalent à la moyenne canadienne.
La très grande majorité des recteurs du Québec ont signé la publicité. Sauf trois, dont Jean Vaillancourt de l'UQO. Selon l'Université Laval, signataire de la publicité, 15 des 18 membres du Bureau de coopération interuniversitaire (BCI) se sont divisés la facture, pour une facture d'environ 2500$ par établissement.
Une question de dépenses
Le directeur des communications de l'UQO, Gilles Mailloux, explique que l'université «n'était pas confortable» à l'idée d'engager des fonds pour ces publicités.
«Le recteur est d'accord avec le contenu de la publicité, précise-t-il. L'UQO aurait privilégié un autre moyen de diffusion, comme une lettre ouverte, parce que c'est sans frais. Ce n'est pas un manque de solidarité.»
M. Mailloux pas voulu s'avancer sur le terrain des chiffres. Il laisse toutefois entendre que le prix de la participation de l'UQO était supérieur à celui payé pour souligner les 25 ans du Cégep Heritage dans les pages d'un hebdomadaire local la semaine dernière. «On fait des choix et on les assume. Je ne connais pas le montant, mais ce n'était sûrement pas le même prix qu'un huitième de page dans un hebdo.»
L'UQO aurait payé «quelques centaines de dollars» pour vanter les mérites du cégep anglophone. «Il y a une réciprocité, dit-il. Lorsqu'on a eu 30 ans, eux ont acheté ce cahier spécial pour nous, et nous, on le fait aussi pour eux. C'est aussi un positionnement pour l'éducation supérieure en Outaouais.»
Maintenant que les publicités interpellant les principaux partis ont été diffusées dans d'importants quotidiens du Québec, l'UQO juge inutile de reprendre le message dans les médias.
Porte-parole de l'Université Laval, Andrée-Anne Stewart est convaincue que les publicités étaient un bon investissement. «C'est la stratégie décidée en raison de son impact médiatique.»
Gilles Mailloux assure que l'UQO ne restera pas les bras croisés et fera bientôt connaître ses propres demandes aux principaux partis.