L'UQO accueillera le congrès de l'ACFAS du 27 au 31 mai 2019.

L'UQO accueillera le congrès de l'ACFAS

« Un des événements scientifiques les plus médiatisés au monde » débarquera à Gatineau en mai prochain, alors que quelque 3500 chercheurs et étudiants en provenance d’un peu partout dans le monde participeront au 87e congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS), organisé pour la toute première fois à l’Université du Québec en Outaouais (UQO).

Bien que la programmation ne soit pas encore ficelée, les préparatifs vont déjà bon train pour l’organisation de ce congrès, qui se déroulera du 27 au 31 mai 2019 dans les deux pavillons gatinois de l’UQO ainsi qu’au campus Gabrielle-Roy du Cégep de l’Outaouais.

« Accueillir le plus grand rassemblement interdisciplinaire de la francophonie vient avec son lot de défis, a souligné la présidente de l’ACFAS, Lyne Sauvageau. Mettre en place l’ensemble des services pour accueillir 3500 personnes — chercheurs et chercheuses — provenant d’une trentaine de pays durant une semaine, ça demande de la préparation, c’est un grand défi logistique. C’est un défi, aussi, financier et humain. »

Le recteur de l’UQO, Denis Harrisson, a de son côté fait valoir que l’ACFAS, avec son congrès, vient prouver que l’anglais n’a pas le monopole de la science. « Quand on parle de la science, dans le monde entier, on dit toujours que la science, ça se passe en anglais, a-t-il dit vendredi en conférence de presse. La langue de la science, de plus en plus, dans toutes les disciplines, c’est en anglais que ça se passe. Si on veut être international, il faut maîtriser cette langue-là. Mais depuis 87 ans, l’ACFAS dément cette vérité parce qu’il est possible aussi de faire de la science en français, et année après année, on en fait la démonstration. »

L’UQO a réuni divers partenaires pour organiser cet événement d’envergure. C’est notamment le cas du Cégep de l’Outaouais, de Tourisme Outaouais, de la Ville de Gatineau et du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement supérieur.

La Ville et le ministère ont chacun offert une contribution financière de 50 000 $ pour préparer le congrès, qui se déroulera sous le thème « Engager le dialogue savoirs-société ».

Le maire de Gatineau, Maxime Pedneaud-Jobin, estime qu’il s’agit d’un investissement qui en vaut la peine. « Le mot le dit, c’est payant pour Gatineau de mettre de l’argent dans un événement comme ça », dit-il.

Le maire note que les retombées économiques seront considérables grâce aux gens qui seront hébergés et qui consommeront dans la région. « Et c’est un des événements scientifiques les plus médiatisés au monde, a-t-il ajouté. Dans la francophonie, c’est de loin le plus grand, donc pour nous, [ça signifie] aussi d’avoir le mot Gatineau un peu partout. »

La période pour soumettre des propositions pour les colloques et les communications du prochain Congrès de l’ACFAS est toujours en cours, après quoi le comité scientifique de l’organisation pourra établir la programmation finale.