L'Université Laurentienne en faveur d'une désignation partielle

Pendant que l'Université d'Ottawa et La Cité collégiale hésitent, l'Université Laurentienne décide d'aller de l'avant avec la désignation de l'établissement du nord de l'Ontario en vertu de la Loi provinciale sur les services en français.
Le comité exécutif du bureau des gouverneurs de la maison d'enseignement a voté à l'unanimité, mercredi soir, en faveur de la désignation partielle. Certains programmes seront donc protégés par cette loi quasi constitutionnelle, ce qui empêcherait leur abolition, par exemple en cas de compression budgétaire.
Selon ce que rapporte Radio-Canada, cependant, l'université pourrait révoquer cette protection si pendant plusieurs années le programme était délaissé par les étudiants francophones.
La première étape est donc franchie pour que Laurentienne devienne la deuxième université, après celle de Hearst, à demander la désignation en vertu de la Loi 8. L'ensemble du conseil des gouverneurs doit se prononcer sur la question d'ici à la fin avril.
Le Collège Boréal est déjà protégé par la Loi 8. L'Université d'Ottawa et La Cité collégiale hésitent toujours à se prémunir de cette disposition législative, craignant notamment que cela limite leur capacité à revoir et modifier l'offre de cours offerts en français.
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