L'Université d'Ottawa a «collaboré étroitement» avec les instigateurs du projet d’Université de l’Ontario français, relégué aux oubliettes par l’énoncé économique du gouvernement Ford.

L’Université d’Ottawa appuie l’Université de l’Ontario français

Peu importe où elle se trouve dans la province, «la minorité linguistique francophone ontarienne mérite l’accès à des formations de la plus haute qualité», estime le recteur de l’Université d’Ottawa (Ud’O), Jacques Frémont.

Alors qu’un vaste mouvement de résistance aux plus récentes décisions du gouvernement progressiste-conservateur de Doug Ford est observé partout en Ontario, M. Frémont a pris la plume pour faire valoir, dans une lettre ouverte publiée dans nos pages ce mercredi, que l’Ud’O lutte «depuis plus de 150 ans» pour les droits des francophones ontariens et canadiens et qu’elle «le fera aussi longtemps qu’il le faudra».

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Le recteur de l’Ud’O souligne notamment que son établissement a «collaboré étroitement» avec les instigateurs du projet d’Université de l’Ontario français, relégué aux oubliettes par l’énoncé économique du gouvernement Ford.

«Nous avons aussi travaillé [...] afin de veiller à la dispensation de programmes en français particulièrement pertinents pour la communauté franco-ontarienne de la région de Toronto et du Centre-Sud, écrit M. Frémont. Il y avait et il y a manifestement de la place en Ontario pour une université ‘par et pour’. Les Franco-Ontariens peuvent compter sur une Université d’Ottawa qui sera toujours présente pour en assurer l’émergence et le succès. Plus il y aura de collèges et d’universités francophones et bilingues au pays, mieux les intérêts des francophones seront servis.»

Jacques Frémont note au passage que l’Ud’O souhaite «en faire davantage» pour former de futurs professionnels en français. Une association avec l’AFO et d’autres établissements postsecondaires bilingues ou de langue française s’est faite au printemps dernier «pour réclamer une offre de cours élargie», précise le recteur. Une telle mission surpasse donc «les intérêts institutionnels des uns et des autres», croit M. Frémont.

«Où qu’elle soit, la minorité linguistique francophone ontarienne mérite l’accès à des formations de la plus haute qualité, affirme-t-il. 

Ses membres doivent pouvoir ainsi accéder à des métiers et emplois utiles à leur communauté ; ils doivent aussi avoir l’occasion de participer à la nouvelle économie, aux arts et à la culture, ainsi qu’aux industries de haut savoir.»