Les ministres ontariens Caroline Mulroney et Ross Romano ont confirmé le financement de l’Université de l’Ontario français.

L’Université de l’Ontario français a son financement

L’entente fédérale-provinciale pour le financement de l’Université de l’Ontario français (UOF) a été officiellement signée mercredi.

La ministre fédérale des Langues officielles, Mélanie Joly, et les ministres ontariens Ross Romano (Collèges et Universités) et Caroline Mulroney (Affaires francophones) se sont entendus et ont confirmé le financement de l’institution franco-ontarienne.

« Nous sommes ravis d’être en mesure de concrétiser la pleine mise en œuvre de l’Université de l’Ontario français », affirme dans un communiqué M. Romano. La ministre Mulroney et lui ont souligné que cette entente illustre l’engagement de leur gouvernement à l’endroit de ce projet et de la communauté francophone de l’Ontario.

Comme il en avait été convenu dans une entente de principe intervenue en septembre dernier, Ottawa paiera 50 % de la facture totale de 126 millions $ pour la création de l’UOF. La part de 63 millions $ du fédéral sera payée durant les cinq premières années du développement de l’université. En vertu de cette entente, le gouvernement de l’Ontario s’engage à verser une somme équivalente.

« Nous sommes ravis d’atteindre ce jalon historique et d’accueillir, tel que prévu, les premières cohortes à l’automne 2021 », lance la présidente du Conseil de gouvernance de l’Université de l’Ontario français, Dyane Adam.

« Il a fallu se battre pour avoir ce projet-là. Puis si ça n’avait pas été du travail de tous les francophones de partout à travers le pays — Franco-Ontariens, Québécois, Acadiens — il n’aurait pas lieu ce projet-là, a déclaré Mme Joly à La Presse canadienne. Je tiens donc à remercier mes collègues de la province d’avoir renversé leur décision initiale d’abolir le projet d’université au départ. »

Réactions

La signature de cette entente fédérale-provinciale a été bien reçue par l’Assemblée de la francophonie de l’Ontario (AFO) qui se réjouit de l’ouverture prochaine d’une université gérée « par et pour » les Franco-Ontariens.

« Nous sommes très heureux de voir que les deux paliers de gouvernement respectent leur engagement, soutient le président de l’AFO, Carol Jolin. Nous sommes fiers aussi de la communauté franco-ontarienne qui a su se mobiliser et qui n’a jamais perdu espoir dans le dossier. »

« Cette université viendra augmenter la compétitivité économique de l’Ontario et du Canada en répondant aux besoins criants de formation universitaire en français dans le Centre-Sud-Ouest, tout en offrant une formation à la fois novatrice et proche des réalités du marché à la population francophone », lance de son côté la présidente du Regroupement étudiant franco-ontarien, Marie-Pierre Héroux.