La fermeture des collèges d'Alfred et Kemptville doit être frappée d'un moratoire, estime le Parti progressiste-conservateur de l'Ontario.

L'opposition à Queen's Park exige un moratoire

Le Parti progressiste-conservateur de l'Ontario réclame la tenue d'un moratoire sur la fermeture des collèges agricoles d'Alfred et Kemptville, dans l'Est ontarien.
«Nous savons que l'administration libérale est intervenue il y a deux ans lorsqu'il y avait des discussions concernant la fermeture de l'institut de recherche agricole de New Liskeard en annonçant un moratoire. Nous demandons à la ministre de l'Agriculture de faire son travail et de se prêter garante auprès du secteur agroalimentaire en donnant le même traitement à Alfred et Kemptville», a exigé le député progressiste-conservateur de Leeds-Grenville, Steve Clark.
Le député Clark est un des premiers à avoir tiré la sonnette d'alarme, la semaine dernière, lorsque les premières rumeurs de fermetures des collèges se sont fait entendre. L'Université de Guelph a confirmé ces rumeurs mercredi en indiquant qu'elle allait interrompre tous ses programmes d'enseignement dans ses deux campus d'ici 2015, dans le cadre d'une restructuration financière.
Rapidement, des solutions de relance ont été apportées pour la survie du campus d'Alfred, le seul collège francophone spécialisé en agriculture de l'Ontario.
Le Collège Boréal a annoncé vendredi qu'il allait reprendre les programmes de Technologie agricole et de Techniques de soins vétérinaires et La Cité a indiqué qu'elle allait assurer la survie du programme en Nutrition, diététique et sciences des aliments.
Le portrait n'est pas aussi encourageant du côté du collège de Kemptville, le pendant anglophone du collège d'Alfred, où aucun plan de relance concret n'a encore été proposé.
Il a été impossible de joindre le député libéral de Glengarry-Prescott-Russell, Grant Crack, hier.
Sbgauthier@ledroit.com