L’ex-président de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO), Mario Crevier, était en vacances à des milliers de kilomètres de la maison lorsqu’il a appris que les conseils des commissaires étaient dissous plus rapidement que prévu avec l’adoption par bâillon de la loi 40 à Québec.

Loi 40: « une autre nuit des longs couteaux », dit l’ex-président de la CSPO

L’ex-président de la Commission scolaire des Portages-de-l’Outaouais (CSPO), Mario Crevier, était en vacances à des milliers de kilomètres de la maison lorsqu’il a appris que les conseils des commissaires étaient dissous plus rapidement que prévu avec l’adoption par bâillon de la loi 40 à Québec.

Déçu, il aurait voulu que les choses se passent autrement et y va d’une analogie avec un événement historique qui a eu lieu il y a quatre décennies. 

« On a vécu la nuit des Longs Couteaux en 1981 à Ottawa, mais là on a eu une autre nuit des longs couteaux à Québec en 2020. Personne ne s’attendait à ce que ça se fasse aussi drastiquement. On aurait aimé pouvoir discuter, mais du jour au lendemain, ils ont décidé qu’on n’existait plus. Je garde un goût amer de la façon que ça s’est fait, c’est très sauvage, même si on savait que ça s’en venait. Je vais me souvenir de ce qui s’est passé, mais je vais passer à autre chose », affirme le principal intéressé. 

Il dit espérer que les futures décisions à l’échelle locale ne seront pas imposées par le ministère et que les parents qui s’impliqueront au sein des conseils d’administration des centres de services scolaires auront un réel pouvoir et une réelle indépendance. 

Tournant la page après 26 ans d’implication dans le réseau scolaire, M. Crevier affirme qu’il surveillera la suite des choses d’un œil intéressé, mais il ne compte pas siéger sur quelque comité que ce soit. 

« J’espère que les élèves auront accès aux services, je souhaite que ça ne change pas », ajoute-t-il.