Les profs poursuivent leurs moyens de pression

Les cent professeurs du Cégep de l'Outaouais présents mercredi midi à l'assemblée du Syndicat des enseignantes et des enseignants du Cégep de l'Outaouais (SEECO) ont décidé à l'unanimité de poursuivre leurs moyens de pression.
Le président du Conseil du Trésor, Stéphane Bédard, s'est pourtant montré ouvert à revenir sur la décision du gouvernement de rétrograder la catégorie d'emploi des professeurs de niveau collégial. Les membres du SEECO ont tout de même préféré attendre que ce recul soit officialisé avant de mettre fin au boycott de certaines de leurs activités professionnelles, selon la présidente du SEECO, Carole Connolly.
«On sait que la Fédération des enseignants et enseignantes de Cégep (FEC) songe à entreprendre des moyens de pression également. Nous, on les a. C'était préférable de les maintenir plutôt que d'appuyer constamment sur le bouton on/off.»
La SEECO soutient que les tâches connexes à leur emploi qui ne sont plus reconnues par Québec, telles que la participation à des comités d'implantation de programmes ou de révision de politiques, représentent le tiers du temps qu'accordent les enseignants à leur travail. «Ça ne touche pas directement à l'enseignement, mais ce sont des tâches essentielles au bon fonctionnement de la boîte», souligne Mme Connolly.
Des négociations sont en cours pour dénouer cette impasse entre le gouvernement du Québec et les membres de la FEC. Une première rencontre a eu lieu mardi, une autre est prévue le 11 février.