Les trois enseignants qui iront animer un atelier en français à la conférence mondiale de l’IB à San Diego, Jean Trottier, Amélie Ménard et Jasmine Bernier.

Les pratiques de l’Ontario présentées à San Diego

Trois enseignants de Cornwall feront rayonner les méthodes d’enseignement de l’Ontario lors de la conférence mondiale de l’IB (baccalauréat international) qui se tiendra à San Diego et où convergeront des milliers de professionnels de l’éducation des quatre coins de la planète.

L’école secondaire publique L’Héritage participe depuis trois ans à un projet de recherche sur la mise en œuvre de guides d’enseignement explicites de la littératie dans toutes les matières. Jasmine Bernier, Jean Trottier et Amélie Ménard iront échanger sur tout ce qui est lié à la communication orale, l’écriture et la lecture dans une conférence en français lors de l’événement, qui se tiendra du 26 au 29 juillet.

« Si les élèves ne savent pas quoi faire dans leur tête, on s’est aperçu que ça baissait leurs notes, surtout en communication orale. Si on fait l’enseignement explicite correctement en lien avec les tâches, la confiance augmente et l’insécurité linguistique des élèves diminue », explique Jasmine Bernier, enseignante et coordonnatrice au niveau de l’IB à L’Héritage.

Les ouvrages La littératie dans toutes les matières : Guide d’enseignement efficace de la 7e à la 10e année sont des outils qui complètent les approches au niveau de l’apprentissage et permettent aux élèves de maîtriser les compétences langagières dans la langue de Molière.

Au fil des années, Mme Bernier et ses collègues se sont aperçus que si les jeunes sont engagés intellectuellement, ils sont plus actifs dans leur rôle d’apprenant.

« Les jeunes se réapproprient leur apprentissage. Au lieu d’être l’oiseau qui ouvre la bouche pour être nourrit, l’élève devient un apprenant autonome. Je crois que ç’a pour effet que les élèves se réengagent et les résultats académiques augmentent », note Mme Bernier qui cumule plus de 22 ans d’enseignement.

Dans un milieu où la langue française est minoritaire, cette méthode d’enseignement a su faire ses preuves en plus de rattacher les jeunes au fait français.

« Des jeunes m’ont dit que depuis qu’on fait ça, ç’a augmenté leur fluidité en français, raconte Mme Bernier. Les adolescents en Ontario, il y a un moment où l’anglais devient la langue affective et de communication pour plusieurs. Des jeunes m’ont dit qu’ils avaient découvert que leur identité francophone était forte parce qu’ils étaient capables de communiquer. »