À La Cité, quelque 5500 étudiants sont affectés par la grève des 230 employés à temps plein et à charge partielle.

Les étudiants s’impatientent

Les slogans sur les affiches ne pouvaient pas être plus clairs. « On veut retourner en classe », « On veut une session » et « On veut une solution ».

C’est le message qu’a lancé l’Association étudiante de La Cité à la fois à la partie patronale et au syndicat lors d’une manifestation tenue lundi, alors que s’entamait la troisième semaine de grève générale du personnel scolaire dans les 24 collèges publics ontariens. 

Postés devant la résidence étudiante de l’établissement malgré la pluie et les fortes rafales, plusieurs étudiants ont clamé haut et fort que le conflit avait assez perduré et qu’il était temps que les deux clans se rassoient à la table des négociations au lieu de s’accuser mutuellement. 

La présidente Lynna Kavutse Mahoro rappelle que l’organisation souhaite toujours demeurer neutre, mais déplore le fait que rien n’a avancé depuis le déclenchement de la grève, le 16 octobre. 

« Ce qu’on veut lancer comme message, c’est qu’on veut que ça cesse. C’est la troisième semaine, on est vraiment tannés. La première semaine, certains ont vu ça comme des vacances, sauf que là ce n’est plus drôle. La plupart d’entre nous en sont à leur dernière année et il y a aussi beaucoup d’étudiants internationaux », lance-t-elle. 

Projet de loi et rencontre 

L’Association souhaite que le gouvernement Wynne adopte un projet de loi dans le but de forcer les parties à reprendre les pourparlers. 

« On ne veut pas prendre position, car on ne sait pas ce qui se passe derrière les portes closes, dans les coulisses. Les deux parties s’accusent de la même chose. Qui dit vrai ? On ne le sait pas, mais nous notre travail, c’est de défendre les droits et intérêts des étudiants. [...] Assoyez-vous et retournez à la table, c’est la base. Sans négociation, il n’y aura pas de solutions », de dire Mme Kavutse Mahoro. 

Se réjouissant d’avoir pu obtenir une rencontre avec la direction de La Cité, laquelle aura lieu mardi à 14 h, l’Association déplore cependant avoir été tenue dans l’ignorance ou presque depuis le début du conflit. 

« Est-ce que la session va être annulée ou prolongée ? Va-t-on finir en mai, par exemple ? Depuis le début, on demande un plan B pour qu’au moins on sache à quoi s’attendre au retour en classe. On veut des réponses, que les cartes soient mises sur table », ajoute-t-elle. 

L’Association réclame également une compensation financière pour les jours de classe annulés en raison de la grève.

À ce sujet, une pétition provinciale en ligne comptait au moment de mettre sous presse quelque 118 000 signatures.

Les étudiants demandent un remboursement de 20 à 30 $ par jour de grève.

À La Cité, quelque 5500 étudiants sont affectés par la grève des 230 employés à temps plein et à charge partielle.