L'AEFO intensifiera ses moyens de pression dès le 28 janvier.
L'AEFO intensifiera ses moyens de pression dès le 28 janvier.

Les enseignants franco-ontariens intensifient leur grève du zèle

Charles-Antoine Gagnon
Charles-Antoine Gagnon
Le Droit
Les enseignants franco-ontariens vont accentuer leurs moyens de pression pour contester ce qu’ils qualifient d’« inertie des conseils scolaires et du gouvernement » Ford à la table des négociations. Le ministre de l’Éducation, Stephen Lecce, réplique que le retrait de services des enseignants « fait du tort aux élèves et cause de l’incertitude et de la frustration aux parents ».

Les enseignants de l’Association des enseignants et des enseignantes franco-ontariens (AEFO) entameront à compter de mardi prochain la phase 2 de leur grève du zèle alors que de nouvelles consignes s’ajouteront à celles de la phase 1. Celles-ci touchaient principalement les tâches administratives, dont, par exemple, ne plus ajouter de commentaires ou leur signature dans les bulletins scolaires.

« Lors de notre dernière rencontre, la semaine dernière, les négociations n’ont pratiquement pas avancé, a déploré dans un communiqué le président de l’AEFO, Rémi Sabourin. Je ne connais pas la stratégie globale des conseils scolaires et du gouvernement, mais leur immobilisme volontaire n’est absolument pas la meilleure tactique. »

L’AEFO n’a pas voulu préciser jeudi la nature des moyens de pression qui seront déclenchés à compter du 28 janvier. Les consignes seront affichées vendredi sur le site web du syndicat.

Les prochaines rencontres de négociations entre l’AEFO, le gouvernement et le Conseil des associations d’employeurs (les conseils scolaires) se tiendront les 29 et 30 janvier en présence d’un médiateur.

Le gouvernement Ford et les syndicats d’enseignants de l’élémentaire et du secondaire sont à couteaux tirés sur le renouvellement des contrats de travail. Les points en litige portent notamment sur le nombre d’élèves par classe, les salaires et l’obligation pour les élèves de suivre des cours en ligne. 

Plusieurs journées de débrayage ont eu lieu depuis le mois de décembre.

« En raison du retrait de services, les élèves de l’Ontario n’obtiennent pas les soutiens précieux dont ils ont besoin pour réussir leur parcours éducatif. Nous continuons de demander aux syndicats d’enseignants de cesser les moyens de pression qu’ils utilisent, de mettre fin à ces grèves et de centrer leurs efforts sur la conclusion d’ententes », a réagi le ministre Lecce.