«Nous voulons maintenant jouer un rôle de meneur dans les causes qui nous tiennent le plus à coeur», dit Carol Jolin, président de l'AEFO.

Les enseignants franco-ontariens choisissent leurs combats

Les enseignants franco-ontariens doivent choisir les combats qu'ils veulent mener et éviter d'éparpiller leurs énergies dans un trop grand nombre de causes.
Le congrès de l'Association des enseignants et enseignantes franco-ontariens (AEFO), qui débute samedi à Ottawa, sera marqué par d'importantes discussions sur le rôle social de ce syndicat de professeurs, a expliqué le président de l'AEFO, Carol Jolin.
Fondée en 1939, l'AEFO célèbre cette année son 75e anniversaire et 200 de ses membres sont réunis à l'hôtel Westin, jusqu'à mardi. Depuis sa création, l'AEFO a défendu la cause des enseignants de langue française et elle est s'est aussi engagée dans les luttes qui ont marqué la communauté franco-ontarienne durant les 75 dernières années. Mais il est temps que les membres donnent à la direction de leur syndicat un mandat plus précis, estime le président.
«Nous avons consulté nos membres par sondage et nous leur avons demandé de nous aider à mieux cibler nos actions. Dans le passé, nous nous sommes engagés dans plusieurs causes en appui à d'autres groupes. Nous voulons maintenant jouer un rôle de meneur dans les causes qui nous tiennent le plus à coeur», a expliqué M. Jolin.
En pleine transformation
L'AEFO regroupe environ 10000 membres répartis à travers la province. Ce nombre est stable depuis quelques années, malgré que de nouvelles écoles françaises ont été construites dans plusieurs régions de la province, notamment dans la partie ouest d'Ottawa et dans la grande région de Toronto.
«De nouvelles écoles apparaissent, mais, malheureusement, on en ferme ailleurs. C'est le cas dans le nord de la province et un peu dans l'est, notamment à Cornwall. En raison des difficultés économiques, la population se déplace et ce phénomène affecte également les anglophones et les francophones. La progression de la francophonie est étonnante dans la grande région de Toronto», a-t-il indiqué.
Durant le congrès, l'AEFO présentera une exposition virtuelle sur ses principales réalisations et l'association honorera aussi deux de ses membres. Lundi matin, la ministre de l'Éducation de l'Ontario, Liz Sandals, s'adressera aux participants du congrès. Les porte-parole en éducation néo-démocrate et progressiste-conservateur prendront aussi la parole.