Des enseignants du Cégep de l'Outaouais avec des copies symboliques du bulletin remis à la partie patronale.

Les enseignants du Cégep de l'Outaouais accordent un «zéro» aux offres patronales

Habitués à corriger les copies de leurs étudiants, les enseignants du Cégep de l’Outaouais ont voulu faire de même avec le plus récent dépôt patronal, auquel ils ont symboliquement attribué la note de zéro.

Réunis en assemblée générale mercredi, les membres du Syndicat des enseignantes et enseignants du Cégep de l’Outaouais (SEECO) ont unanimement refusé les demandes formulées par la partie patronale dans le cadre des négociations en cours.

Le président du SEECO, Christian Bernier, a déploré en entrevue que le dépôt patronal ne contienne «aucune offre d’injection de ressources pour les cégeps». «Il n’y a rien là-dedans qui dit qu’on veut valoriser les cégeps ou l’enseignement», a-t-il ajouté.

Le syndicat s’indigne aussi de l’absence de solution pour «régler le financement des petites cohortes». Des programmes sont ainsi menacés de disparition en raison du trop petit nombre d’étudiants qui y sont inscrits, soutient M. Bernier. Dans le cas du Cégep de l’Outaouais, c’est entre autres le cas des programmes techniques en géomatique, en documentation et en génie du bâtiment, affirme le président du SEECO.

«Veut-on vraiment que la population étudiante de l’Outaouais soit forcée de s’exiler pour avoir accès à une formation qualifiante de haute niveau?», questionne le syndicat dans un communiqué.

Bien que les négociations se fassent à l’échelle provinciale, le syndical a voulu faire connaître le mécontentement de ses membres à la direction du Cégep de l’Outaouais. Une correction du document contenant les offres patronales ornée d’une note de zéro a ainsi été remise au directeur général du Cégep de l’Outaouais, Frédéric Poulin. Il lui a du même coup été demandé que le tout soit transmis au comité patronal de négociation des collèges.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un plan d’action du SEECO «qui va s’en aller par gradation», a fait savoir M. Bernier.