Guy Dubois, surintendant de l’éducation du CECCE.

Les élèves francophones de l’Ontario se démarquent

Les élèves des écoles francophones de l’Ontario obtiennent en moyenne de meilleurs résultats scolaires que ceux des écoles anglophones, selon le plus récent rapport de l’Office de la qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE).

Au Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO), 94 % des élèves ont atteint la norme au test de compétences linguistiques (TPCL), comparativement à 91 % en moyenne en province.

L’embauche d’enseignants « leads » dans chaque école explique en partie le succès des élèves du CEPEO, croit son surintendant de l’éducation, Christian-Charle Bouchard. « Ces enseignants sont responsables de travailler non seulement avec l’élève, mais aussi avec l’enseignant pour mieux cibler les interventions selon les besoins de l’élève », explique-t-il.

M. Bouchard est convaincu que la diversité des programmes y est aussi pour quelque chose. « Quand les jeunes sont motivés à l’école et qu’il y a un programme qui correspond à leurs besoins, les bonnes notes s’en suivent », mentionne M. Bouchard.

Les élèves du CEPEO se classent en troisième position parmi tous les conseils francophones de l’Ontario pour six des neuf tests.

Du côté du Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), les élèves ont obtenu les meilleurs résultats en province.

C’est la dixième année consécutive qu’ils se trouvent en tête de lice. Cette fois-ci, ils ont enregistré les meilleurs résultats dans sept des neuf tests évalués par l’OQRE.

Ce succès est dû au travail de collaboration entre les enseignants et les suivis constants qui sont faits auprès des élèves, selon le surintendant de l’éducation du CECCE, Guy Dubois. « Nos enseignants travaillent ensemble, ils échangent beaucoup, et évaluent de très près le progrès de tous les élèves », affirme-t-il.

M. Dubois croit aussi que la collaboration avec les parents est primordiale.

« Si les parents croient que l’école est importante, ça va faire partie des valeurs de l’enfant. Les parents sont impliqués dans l’apprentissage de leur enfant, ils ont eux aussi une grande importance, que ce soit avec les devoirs ou avec les encouragements », explique le surintendant de l’éducation du CECCE.

Travailler ensemble pour mieux réussir
Les surintendants du CEPEO et du CECCE s’entendent pour dire que la collaboration entre les conseils scolaires francophones joue un grand rôle dans la réussite des jeunes francophones.

« C’est plus facile de mettre en place des changements et de collaborer entre conseils pour s’entraider et partager les ressources, puisque nous sommes en minorité », explique M. Bouchard.

Au CECCE, M. Dubois est d’avis que la situation de minorité des écoles francophones force les conseils scolaires à doubler d’effort pour travailler ensemble et trouver des solutions pour mieux soutenir les élèves.

« Notre avantage, c’est que tous les 12 conseils scolaires travaillent en constante collaboration pour assurer le succès de nos élèves », conclut-il.