Les écoles franchophones de l’Ontario seront fermées, jeudi, pour une première journée de grève des enseignants franco-ontariens.
Les écoles franchophones de l’Ontario seront fermées, jeudi, pour une première journée de grève des enseignants franco-ontariens.

Les écoles franco-ontariennes fermées jeudi

À moins qu’une entente de dernière minute ne survienne, la centaine d’écoles francophones d’Ottawa et de l’Est ontarien seront fermées jeudi alors qu’aura lieu la première grève d’un jour de l’Association des enseignantes et enseignants franco-ontariens (AEFO).

Des milliers d’élèves seront donc en congé forcé pour 24 heures en raison du conflit qui oppose le syndicat au gouvernement ainsi qu’au Conseil des associations d’employeurs, dont font entre autres partie le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario, le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est et le Conseil scolaire de district catholique de l’Est ontarien.

Des milliers d’enseignants dresseront des piquets de grève devant une quinzaine d’établissements scolaires, sans compter que d’autres se réuniront pour manifester devant les bureaux des députés et ministres Lisa MacLeod ainsi que Merrilee Fullerton.

Pancartes en main, les syndiqués se posteront entre autres aux abords des écoles secondaires Louis-Riel, De La Salle, Béatrice-Desloges, Garneau et Franco-Cité. Quelques écoles primaires seront aussi visées, par exemple Notre-Place et Mauril-Bélanger.

Les parents devront trouver un plan B puisque les services de garde seront également fermés. Les services de gardes destinés aux enfants d’âge préscolaire demeureront cependant ouverts.

Les classes reprendront vendredi dans toutes les écoles francophones.

Alors que l’AEFO a annoncé vendredi qu’un débrayage par semaine était prévu pour faire progresser les négociations et dénouer l’impasse, la prochaine journée de grève n’a toujours pas été déterminée.

Rappelons que la convention collective est échue depuis le 31 août dernier.

L’augmentation de la taille des classes, l’imposition de cours électroniques, la rémunération et les conditions de travail sont les principaux points d’achoppement dans les négociations.

Un tel mouvement de débrayage est une première depuis la fin des années 90, signale le syndicat.