La ministre de l'Éducation de l'Ontario, Lisa Thompson

Les écoles devront trouver d’autres sources de revenus

Les écoles de la province paieront les frais du retrait de l’Ontario du marché du carbone et de la fin de la taxe sur le carbone. Des effets difficiles à mesurer pour l’instant dans les différents conseils scolaires de la province. Le manque à gagner devrait être plus facile à quantifier pour l’année scolaire 2019-2020.

Les écoles recevaient de l’argent des deux programmes pour financer des projets d’amélioration énergétique, comme le changement des fenêtres et des portes.

« La plupart des plans pour la rentrée de cette année iront de l’avant, comme les rénovations et les mises à niveau. Certains projets ont été coupés, mais ce n’est pas quelque chose de drastique pour l’instant », soutient Frank Kelly, directeur général du Conseil des directeurs de l’éducation de l’Ontario.


« Le gouvernement s’est engagé à investir 1,4 milliard de dollars dans des travaux de rénovation et de réparation des écoles. »
Lisa Thompson, ministre de l’Éducation

M. Kelly ajoute que l’enjeu n’est pas une priorité pour les différents conseils scolaires « parce qu’ils ont l’argent pour cette année, mais ça pourrait l’être dans le futur ».

Cas par car

La ministre de l’Éducation a affirmé au Droit, dans un échange de courriels, que « toutes les initiatives financées par les revenus de la taxe sur le carbone et du programme de plafonnement et d’échange sont actuellement examinées et notre gouvernement décidera au cas par cas des programmes qui seront maintenus en place ».

La ministre Lisa Thompson ajoute que le gouvernement progressiste-conservateur « s’est engagé à investir 1,4 milliard de dollars dans des travaux de rénovation et de réparation des écoles ».

Des discussions doivent avoir lieu entre le ministre et les conseils scolaires de la province pour « les aider à utiliser au mieux les programmes existants » et pour déterminer l’ampleur des coûts liés à l’élimination du programme.

De leurs côtés, le Conseil des écoles publiques de l’est de l’Ontario (CEPEO) et le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE) sont en attente de précision de la part du ministère de l’Éducation quant à l’impact sur ses écoles et le financement pour les projets futurs.