Francine Bougeot, de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées, discute avec Chantale Labelle au salon de l'emploi.

Les chercheurs d'emplois dans le milieu scolaire au rendez-vous

Les commissions scolaires francophones de l'Outaouais ont uni leurs forces samedi afin d'avoir un accès plus direct à la main-d'oeuvre de la région. Mais c'est possiblement les travailleurs qui attendaient le plus ce rapprochement.
«Ça n'a pas arrêté de la journée», affirme le directeur des ressources humaines de la Commission scolaire des Portages-de-l'Outaouais (CSPO), Jean-Éric Lacroix. «Il y avait des files d'attente devant tous les kiosques, on ne s'attendait pas à ça.»
Une participation surprenante pour les organisateurs, surtout dans le cadre d'une première. Les commissions scolaires des Draveurs, des Hauts-Bois, au Coeur-des-Vallées et la CSPO participaient chacune de leur côté dans les différentes foires d'emploi, selon M. Lacroix. Un sentiment commun d'être oublié dans la masse les a toutefois amenés à collaborer plus étroitement.
«On veut faire connaître nos besoins, mais aussi expliquer aux gens les qualifications nécessaires pour chaque poste, comment et à quel moment il est préférable de postuler. On veut également être reconnus comme d'importants employeurs dans la région.»
100 postes par année
Les commissions scolaires embauchent généralement avant le début de l'année scolaire. Dans le cas de la CSPO, c'est en moyenne 100 postes qui sont comblés chaque année. Principalement en enseignement, mais également dans les services de garde et dans l'administration. C'est également 215 contrats de remplacement qui sont attribués chaque année.
Enseignants de la Colombie
Les visiteurs du salon rencontrés cherchaient tous à obtenir un emploi dans le monde scolaire.
Fabio Acuña et ses amis ont tous quitté la Colombie dans la dernière année. Ex-enseignants du Fundación Instituto Tecnológico del Sur dans leur pays natal, ils ont profité de l'événement pour se faire connaître et se familiariser avec le système québécois.
«J'attends de recevoir les autorisations du ministère de l'Éducation pour avoir le droit d'enseigner, je veux être prêt quand ce sera fait», affirme M. Acuña qui enseignait le français et l'espagnol à Bogota.