La légalisation imminente du cannabis à des fins récréatives entraîne son lot de questionnements.

«Légal ne veut pas dire sécuritaire»

La légalisation imminente du cannabis à des fins récréatives entraîne son lot de questionnement. Pour y répondre, Santé publique Ottawa (SPO) organise des soirées d’information destinée aux parents.

L’organisation municipale se dit « aussi prête que possible » à l’entrée en vigueur de cette nouvelle réglementation. En 2017, 15 % de la population adulte d’Ottawa affirmait avoir déjà consommé du cannabis dont 18 % des jeunes de la 7e à la 12e année.

« Ce n’est pas quelque chose de nouveau pour nous à Ottawa. L’important, c’est de préparer les gens et de faire de la prévention pour réduire les risques », affirme Marino Francispilliai, gestionnaire de programme santé mentale et bien-être en milieux scolaire et communautaire.

Il rappelle que le cannabis n’est pas un sujet tabou et que les parents devraient prendre le temps d’en discuter avec leurs enfants. À la suite du succès connu par les séances d’informations tenues au printemps, SPO a décidé de récidiver. Quatre séances en français et quatre en anglais sont prévues dans différentes écoles entre le 15 octobre et le 21 novembre. Le calendrier complet est disponible sur le site www.etreparentaottawa.ca.

L’âge minimum légal pour consommer et posséder de la marijuana est de 19 ans et la substance peut être utilisée dans la majorité des endroits où il est permis de fumer du tabac.

SPO et ses partenaires fourniront de l’information sur le cannabis en plus de donner des conseils pour parler de drogues et de santé mentale avec son ado.

« On va donner des messages clés aux parents. Si leurs adolescents n’en consomment pas, ils ne devraient pas commencer, soutient M. Francispilliai. Légal ne veut pas dire sécuritaire. C’est encore un produit qui a des effets néfastes. On recommande aussi aux jeunes de ne pas l’utiliser avant 20 ans à cause des impacts sur le cerveau qui se développe. »

Selon lui, il n’y a pas lieu de s’alarmer quant au nombre de consommateurs de marijuana dans les lieux publics. SPO s’attend à une augmentation du nombre de personnes qui vont griller un joint, mais s’attend à ce que ça s’essouffle au fil des mois.

« On ne pense pas que ce sera une augmentation constante », note-t-il.