Le nouveau chancelier de l'Ud'O, Calin Rovinescu, la spécialiste des affaires politiques et économiques au Consulat général des États-Unis à Montréal, Marie-Hélène Lafond, la vice-présidente en Stratégie et Affaires publiques de Radio-Canada, Alex Johnston, et le recteur Allan Rock ont participé au premier Débat du chancelier.

L'éducation aux universités, la formation aux employeurs

Il incombe à l'employeur de former ses nouveaux employés aux tâches qui lui sont assignées, ont unanimement plaidé les quatre intervenants au premier Débat du chancelier, qui a été tenu jeudi après-midi à l'Université d'Ottawa (Ud'O).
Plus d'une centaine d'étudiants et de membres du personnel étaient au rendez-vous pour écouter la joute verbale entre le nouveau chancelier de l'Ud'O, Calin Rovinescu, son recteur Allan Rock, la vice-présidente en Stratégie et Affaires publiques de Radio-Canada, Alex Johnston, et la spécialiste des affaires politiques et économiques au Consulat général des États-Unis à Montréal, Marie-Hélène Lafond, qui est aussi diplômée de l'Ud'O.
La question du jour : « Les universités préparent-elles les diplômés à intégrer un marché du travail en constante évolution? »
« Le premier mandat de l'université est de faire grandir les gens. Nous n'existons pas pour servir d'usine à crédits scolaires, a tranché Allan Rock. Mais nous savons que nos étudiants vont devenir des chercheurs d'emploi. C'est pourquoi nous essayons d'arrimer nos programmes à la réalité du marché du travail. »
Selon un rapport publié par le McKinsey Center for Government, plus de 70 % des acteurs du monde de l'éducation interrogés jugeaient que les jeunes étaient bien équipés pour s'intégrer au marché du travail à la fin de leurs études. Paradoxalement, plus de la moitié des jeunes et des employeurs croyaient le contraire. « C'est le boulot des entreprises de prendre les gens sans expérience et de les transformer en quelque chose d'autre », a commenté Calin Rovinescu.
« Nous avons besoin d'une meilleure communication entre les employeurs, les universités et les étudiants. La réalité est que les employeurs veulent des libres-penseurs. Mais à l'université, vous êtes évalués selon un curriculum qui ne récompense pas toujours la libre-pensée », a affirmé Marie-Hélène Lafond, avant d'encourager les étudiants à faire preuve d'initiative dans leurs activités parascolaires.
« La communication, les relations interpersonnelles, ce sont toutes des compétences que vous pouvez développer à l'université. Et de ma compréhension, c'est ce que les employeurs recherchent. »
Les Débats du chancelier opposeront deux fois par année des « personnalités influentes » pour discuter de sujets qui touchent la communauté étudiante.