Le directeur général de la FNCSF, Roger Paul, affirme que les conseils scolaires ont un rôle à jouer dans la formation continue et que l’on doit continuer à sensibiliser les institutions postsecondaires de partout au pays pour qu’elles élargissent leur éventail de programmes offerts en français.

L’école... de 0 à 99 ans

Au-delà de remplir leur mission première d’offrir une éducation de qualité aux jeunes des niveaux élémentaire et secondaire, les écoles doivent davantage être impliquées dans leurs communautés respectives, et ce, dès la petite enfance jusqu’au troisième âge.

Voilà l’un des enjeux à l’ordre du jour lors du 27e congrès annuel de la Fédération nationale des conseils scolaires francophones (FNCSF), qui démarre jeudi à Ottawa sous le thème « Le continuum en éducation : apprendre la vie durant ». 

Des délégués des 28 conseils scolaires de langue française d’un océan à l’autre prendront part à l’événement qui s’étale sur trois jours à l’hôtel Westin, dont le Conseil des écoles publiques de l’Est de l’Ontario (CEPEO) et le Conseil des écoles catholiques du Centre-Est (CECCE), qui représentent à eux seuls le quart de la clientèle scolaire francophone hors Québec.

Le concept de l’école communautaire citoyenne, développé par la FNCSF, sera entre autres abordé par un panel formé de professeurs universitaires et d’un consultant en éducation.

« Ça fait sept ou huit ans qu’on travaille là-dessus. Ça se veut une intention de mettre de l’avant une relation bidirectionnelle entre une école et le reste de la communauté. Tout autour, il n’y a pas simplement les élèves, il y a aussi des aînés, les analphabètes et la petite enfance, par exemple. On s’est vite rendu compte au fil des ans que si on ne s’implique pas avec les parents dès le plus jeune âge des en enfants, on manque le bateau. Les gens pourraient se tourner vers les écoles anglophones », lance le directeur général de la FNCSF, Roger Paul.

Ce dernier affirme que les conseils scolaires ont un rôle à jouer dans la formation continue et que l’on doit continuer à sensibiliser les institutions postsecondaires de partout au pays pour qu’elles élargissent encore davantage leur éventail de programmes offerts dans la langue de Molière.

« On veut démontrer qu’il y a une valeur ajoutée de poursuivre ses études en français. C’est nous qui formons les élèves parfaitement bilingues », dit-il.

Le concept des villes apprenantes, instauré par l’UNESCO et qui suscite beaucoup d’intérêt au pays, fera l’objet d’une conférence. Des représentants de la municipalité de Clermont-Ferrand, première municipalité de France à avoir obtenu ce titre, sont au nombre des intervenants qui aborderont le sujet.

Une table ronde à laquelle participeront la sénatrice Claudette Tardif et les députés fédéraux François Choquette, Alupa Clarke, Paul Lefebvre et Darrell Samson, qui siègent tous au Comité permanent des langues officielles, est aussi au programme du congrès.