L’ancien demi défensif du Rouge et Noir d’Ottawa aujourd’hui joueur autonome, Mikaël Charland, a prodigué plusieurs conseils aux participants au projet 100 % GARS en Outaouais, dimanche, en plus de signer des autographes. Charland a remporté la coupe Grey avec le Rouge et Noir en 2016.

Le sport pour aimer l’école

Afin de mousser l’importance du sport chez les jeunes garçons et ultimement éviter le décrochage, le Réseau du sport étudiant du Québec en Outaouais (RSÉQ) a rassemblé plus d’une trentaine de garçons de 5e et de 6e année de trois écoles de l’Outaouais dimanche matin pour qu’ils participent à diverses activités physiques sans compétition. En prime, l’ancien demi défensif du Rouge et Noir d’Ottawa, Mikaël Charland, était présent pour coacher les jeunes et leur parler de son parcours.

L’activité était la première édition du projet 100 % GARS en Outaouais, un événement calqué sur le projet 100 % FILLES qui existe depuis une couple d’années, a indiqué la coordonnatrice des sports au RSÉQ Outaouais, Maïté Aubert-Simard.

La nécessité d’un tel événement est due à une baisse constatée de la participation aux activités physiques des jeunes lorsqu’ils passent du primaire au secondaire, a mentionné Mme Aubert-Simard. Le temps passé devant les écrans constitue une partie du problème.

« On trouve ça important aborder cette problématique et d’essayer d’aller chercher d’autres garçons qui sont peut-être moins actifs ou moins sportifs. Ça permet aussi de donner des valeurs plus participatives à des gars qui sont plus compétitifs », a-t-elle expliqué.

Les jeunes ont pratiqué diverses activités physiques, dont plusieurs reliées au football, qu’ils pourront reproduire avec leurs amis.

Dominic Guindon, enseignant en éducation physique à l’école primaire Internationale du Village à Gatineau, là où s’est déroulé l’événement, a noté que l’événement a regroupé des garçons pour qui l’activité physique n’est pas nécessairement quelque chose de naturel pour eux.

« Ça leur donne la chance de faire de nouvelles activités qu’ils ne connaissent pas, et de les partager avec d’autres. Je trouve que c’est super important », a observé M. Guindon.

Ce dernier a indiqué que des discussions ont aussi lieu sur l’heure du dîner à l’école avec les garçons, notamment ceux de 6e année, pour voir comment ils pourront continuer de s’impliquer dans le milieu sportif à leur arrivée au secondaire tout en poursuivant leurs études.

« Je trouve que pour les gars, c’est plus difficile de rester accroché à l’école. Comparativement à une fille, le parcours scolaire est plus difficile. C’est pour ça que des projets comme celui-ci sont importants pour pouvoir concilier les études et le sport, et pour leur faire aimer d’aller à l’école », a expliqué M. Guindon

« Ce sont des projets essentiels, surtout parce qu’ils commencent à changer et à devenir des ados. Souvent, il y a des mauvaises influences. Le sport est une influence positive. Le sport, c’est toujours positif », a-t-il ajouté.