Le personnel scolaire des collèges publics de l’Ontario entame sa quatrième semaine de grève. À La Cité, la direction a annoncé que la session d’automne sera allongée jusqu’en 2018.

Le semestre allongé jusqu’en janvier

Alors que s’achève la quatrième semaine de grève du personnel scolaire dans les collèges publics ontariens, La Cité a tranché en annonçant aux étudiants que le semestre d’automne se prolongera, dans le « meilleur » des scénarios, jusqu’en janvier.

L’institution d’Ottawa a également décidé de modifier le calendrier scolaire de sorte que les cours se poursuivront jusqu’au 22 décembre plutôt que le 15 décembre comme prévu. 

Les vacances des Fêtes seront donc écourtées pour la communauté étudiante, qui aura droit à un répit de 11 jours, du 23 décembre au 2 janvier inclusivement. 

Du 3 au 5 janvier, des séances de tutorat et de pratique en laboratoire seront à l’horaire. Les cours reprendront le 8 janvier pour clore la session automnale. 

Affirmant que ces changements sont inévitables, la présidente de La Cité Lise Bourgeois affirme que la marge de manœuvre était mince et qu’il était impossible de trouver une solution qui plairait à tous.

« Il fallait étudier les possibilités à l’intérieur du calendrier scolaire, en tenant compte que les étudiants ont déjà des horaires. Nous sommes conscients qu’il va peut-être falloir faire des accommodements dans certains cas, par exemple si des étudiants devaient se rendre à l’extérieur du pays. On s’ajustera au cas par cas. C’est certain que ça n’enchante pas les étudiants, on le comprend bien », affirme-t-elle. 

Dans certains programmes, les heures de cours pourraient être allongées ou le contenu des cours condensé. 

Le message important à retenir est qu’au bout du compte, « les notions d’apprentissage qui auront été manquées seront reprises, dans l’objectif ultime que tous les étudiants réussissent leurs cours », selon Mme Bourgeois.  

Semaine de relâche annulée

Autre conséquence du conflit : la semaine d’études prévue du 19 au 23 février est reléguée aux oubliettes et remplacée par une semaine de classe. L’établissement indique que cette décision a été prise dans le but de maintenir au 27 avril la date de fin de la session hivernale.

Par contre, « aucune évaluation contribuant à la note finale de cours ne sera prévue pendant cette semaine afin d’accommoder les étudiants qui avaient prévu s’absenter avant le début de la grève », peut-on lire dans le message transmis jeudi aux étudiants par la vice-présidente à l’Enseignement et à la réussite scolaire, Lynn Casimiro. 

À moins d’une entente d’ici là, les syndiqués seront appelés du 14 au 16 novembre à se prononcer sur la plus récente offre du Conseil des employeurs des collèges par l’entremise d’un vote électronique, à la demande de la Commission des relations de travail.

La Cité estime qu’advenant que le personnel se prononce en faveur de l’entente la semaine prochaine, le retour au travail pourrait avoir lieu le 20 novembre, alors que les étudiants reprendront le chemin des classes dans les 48 heures suivantes. Dans le cas inverse, le débrayage se poursuivra de plus belle, ce qui modifiera le plan de contingence, indique-t-on. 

Dans la région, la grève déclenchée le 16 octobre affecte des milliers d’étudiants des collèges La Cité et Algonquin. L’embauche de professeurs à temps plein, les salaires et la liberté académique sont parmi les points d’achoppement dans les pourparlers.