Le recteur de l'UQO, Denis Harrisson

Le recteur de l’UQO veut rester «attaché à l’éducation supérieure»

Même s’il quittera son poste de recteur de l’Université du Québec en Outaouais (UQO) en janvier prochain, Denis Harrisson souhaite rester «attaché à l’éducation supérieure».

M. Harrisson s’est adressé aux médias, mardi, pour expliquer sa décision de ne pas solliciter un second mandat à la tête de l’UQO, qu’il avait annoncée la veille au conseil d’établissement de l’établissement.

«C’est une décision personnelle, c’est une décision que j’ai prise avec les membres de ma famille, a-t-il indiqué. Vous savez, l’engagement auprès de l’UQO, pour un recteur, c’est un engagement de cinq ans, c’est prévu dans la loi. [...] C’est une tâche assez accaparante et je pense que c’est le secret le moins bien gardé dans Gatineau-Ottawa, j’ai 66 ans. J’en aurai 67 au terme du premier mandat et ça m’amène à 72 ans si je termine [un] deuxième mandat.»

Compte tenu de l’ampleur de la tâche, l’âge est donc «ce qui a pesé le plus» dans la balance, admet le recteur, qui évoque aussi d’autres facteurs.

«Je ne vous cacherai pas qu’il y a des tensions, a-t-il mentionné. Une université, c’est quand même un lieu de discussions et de débats, il y a des controverses et il y a ça qui a pesé aussi dans la balance, en fonction de l’âge que j’aurai à la fin de mon mandat de cinq ans.»

Son départ du poste de recteur de l’UQO ne devrait toutefois pas rimer avec retraite. «Je souhaite rester attaché à l’éducation supérieure, et évidemment, j’ai des projets et ce sera à définir dans le courant de l’automne», a-t-il dit, sans vouloir donner davantage de détails sur ses ambitions.

Se disant «fier des réalisations de l’UQO» au cours des dernières années, M. Harrisson affirme qu’il «laisse une université en bonne santé financière» avec la conviction «que les réalisations qui sont en chantier actuellement vont se réaliser dans les prochains mois, dans les prochaines années».

Le mandat de M. Harrisson prendra fin le 30 janvier prochain, et le principal intéressé n’entend pas ralentir le rythme d’ici là.

«Ça viendra assez vite et ces six mois-là, je compte évidemment les consacrer à la consolidation des différents projets», a-t-il mentionné.

Le recteur aimerait notamment obtenir une réponse positive pour la création d’un baccalauréat en kinésiologie avant la fin de son mandat, dans l’espoir que le programme puisse accueillir ses premiers étudiants à l’automne 2020. Il croit également que l’UQO réussira prochainement à offrir le programme préparatoire pour les finissants du cégep qui étudieront à la future faculté satellite de médecine de l’Université McGill à Gatineau.

Le futur recteur ou la future rectrice devra pour sa part continuer à travailler sur le développement de programmes et sur le projet de consolidation des activités gatinoises de l’UQO au pavillon Alexandre-Taché, a souligné M. Harrisson.