Le président de la CSCV, Éric Antoine

Le président de la CSCV plaide pour l'intégration du vote électronique

Le faible taux de participation de 2,6 % enregistré au terme de l'élection partielle tenue dimanche dans la circonscription 10 de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV) devrait servir d'arme supplémentaire pour convaincre le gouvernement du bien-fondé d'intégrer le vote électronique aux futurs scrutins.
C'est du moins que soutient le président de la CSCV, Éric Antoine, au lendemain de l'élection au cours de laquelle à peine 90 électeurs sur une possibilité de 3473 se sont rendus aux urnes, dans le district scolaire de Masson-Angers Ouest.
C'est Sylvain Tremblay qui a été élu commissaire, lui qui affrontait Pierre Daoust.
« Je vais prêcher pour le vote électronique et si je peux être un pionnier dans le dossier, je le ferai. On a du travail à faire, nous comme élus. Il faut faire du terrain. Mais c'est décevant de voir un résultat comme ça. J'ai de la difficulté à comprendre parce que nous sommes le palier de gouvernement le plus accessible et près de la population », a indiqué M. Antoine.
Les résultats de la CSCV s'ajoutent aux 2,5 % récoltés à Sainte-Foy, la fin de semaine passée, à la Commission scolaire des Découvreurs. Globalement, en novembre 2014 dans le cadre de l'élection générale scolaire, à peine un peu moins de 5 % des électeurs québécois s'étaient déplacés aux urnes pour élire leurs représentants scolaires.
À la CSCV, le taux avait atteint le cap du 7 %. Considérant que la facture du scrutin de dimanche pourrait avoisiner les 30 000 $ - le montant final n'est pas encore connu -, il y a lieu de moderniser la formule, croit M. Antoine. Un calcul rapide permet de déduire qu'il en a coûté un peu plus de 38,50 $ par tête d'électeur.
« Un vote électronique, ça ne coûterait pratiquement rien et on augmenterait le taux de participation », croit-il.