Le ministre québécois de l'Éducation, Jean-François Roberge
Le ministre québécois de l'Éducation, Jean-François Roberge

Le nouveau cours d’éthique accueilli tièdement

La révision en profondeur du cours d’Éthique et culture religieuse dans les écoles québécoises par le biais d’une consultation annoncée par le ministre de l’Éducation Jean-François Roberge est accueillie tièdement par le Syndicat de l’enseignement de l’Outaouais.

« Nous sommes un peu surpris, ce sont les médias qui nous l’ont appris. C’est la façon de faire qu’on dénonce, pourquoi le ministre n’en a pas d’abord discuté avec les premiers acteurs du milieu, c’est-à-dire les profs ? Oui, ceux qui l’enseignent souhaitent des changements, par exemple au primaire, où les enseignants voudraient ne plus avoir à aborder la religion, la tâche étant déjà volumineuse et ils ne sont pas toujours à l’aise avec ce volet. Mais aujourd’hui, ce qu’on déplore, c’est que le ministre semble déjà avoir son plan en tête. Il consulte sur sa propre idée, il fait les choses à l’envers », dit la présidente Suzanne Tremblay. Cette dernière ajoute que huit thèmes sont ciblés par le gouvernement, mais qu’il ne faudrait pas non plus en faire une sorte de cours « fourre-tout ».

« Il faut que ce soit cohérent. On doit prendre le temps de consulter les profs. Quand M. Roberge a été nommé, il a dit qu’il nous écouterait, mais plus les choses avancent, plus on s’aperçoit qu’il répète les erreurs de ses prédécesseurs », lance-t-elle.

Le nouveau cours serait offert dès la rentrée scolaire 2022-2023.