Dominic Cardy et Jake Stewart

Le N.-B. réexamine son système d’éducation, dont le français langue seconde

FREDERICTON - Le gouvernement progressiste-conservateur du Nouveau-Brunswick a annoncé jeudi qu’il ouvre un vaste chantier pour réformer le système d’éducation - qui réexaminera entre autres l’enseignement du français langue seconde dans la seule province officiellement bilingue du pays.

Le ministre de l’Éducation et du Développement de la petite enfance, Dominic Cardy, a par ailleurs confirmé que le ministère maintiendra en septembre prochain la première année du primaire comme point d’entrée en immersion française au Nouveau-Brunswick. Selon M. Cardy, les consultations menées au cours des derniers mois ont en effet révélé que «les défis liés au système d’éducation vont au-delà du point d’entrée et qu’ils sont présents dans l’ensemble du système».

Le ministre a également reconnu que «le système actuel faillit à sa tâche de produire des diplômés bilingues».

En janvier dernier, la vérificatrice générale, Kim MacPherson, s’interrogeait elle aussi sur l’efficacité du programme d’immersion française au Nouveau-Brunswick.

Le ministre Cardy a annoncé qu’un sommet, prévu cet automne par les systèmes scolaires francophones et anglophones, se penchera sur des idées pour transformer le système d’éducation dans son ensemble, «afin qu’il prépare mieux les jeunes à faire face aux défis posés par l’évolution rapide de la communauté mondiale».

Ce sommet sera précédé par la publication d’un «livre vert sur l’éducation» et le public sera invité à donner son avis sur tous les aspects du système d’éducation - notamment la composition des salles de classe, la participation des élèves et «la création d’apprenants qui sont prêts à faire face à l’avenir».

«Il est important d’entendre le point de vue des parents, du personnel enseignant, des administrateurs, des élèves, des dirigeants communautaires et des citoyens préoccupés», a soutenu le ministre Cardy dans un communiqué. «Notre objectif est de figurer parmi les 10 premiers au classement du Programme international pour le suivi des acquis en lecture, en mathématiques et en sciences. Nous devons donner au personnel enseignant la chance de participer pleinement et la capacité d’intervenir auprès de leurs élèves si nous voulons atteindre nos buts.»