La réouverture des écoles primaires par le gouvernement du Québec est loin de faire l’unanimité parmi les parents des élèves fréquentant les établissements de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées.
La réouverture des écoles primaires par le gouvernement du Québec est loin de faire l’unanimité parmi les parents des élèves fréquentant les établissements de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées.

Le comité de parents de la CSCV dénonce la réouverture des écoles

La réouverture des écoles primaires par le gouvernement du Québec est loin de faire l’unanimité parmi les parents des élèves fréquentant les établissements de la Commission scolaire au Coeur-des-Vallées (CSCV).

Le comité de parents de la CSCV, qui est composé d’un représentant-parent de chacune des 19 écoles du territoire, a publié mardi un communiqué de presse dans lequel il dénonce la décision du gouvernement Legault d’avoir procédé lundi à la réouverture des établissements primaires dans la Belle Province. Le groupe de travail demande au ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, de «reconsidérer la pertinence de sa décision d’ouvrir les écoles de façon si hâtive».

«Le comité de parents juge cette décision gouvernementale incohérente. En effet, comment concilier l’idée de rassembler 15 enfants et un enseignant, dans un même local, alors qu’en parallèle, ce même gouvernement interdit tout rassemblement», peut-on lire dans le communiqué de presse.

Joint par Le Droit, le président du comité de parents de la CSCV, Daniel Cooke, a indiqué qu’à peine 39% des élèves du primaire du territoire sont de retour sur les bancs d’école depuis lundi. La forte majorité des parents des élèves du primaire de la CSCV sont en désaccord avec la réouverture des écoles, selon M. Cooke.


« C’est ‘‘garoché’’. Nous sommes la province la plus touchée par la COVID-19 et nous sommes la seule à rouvrir les écoles aussi tôt sans avoir nécessairement de plan. »
Daniel Cooke

Lors d’une réunion virtuelle tenue la semaine dernière, le comité de parents de la CSCV a adopté à la majorité une résolution afin de dénoncer la décision du gouvernement. Les 12 membres du comité qui ont participé à l’assemblée ont voté en faveur de la résolution, ce qui représente 75% de ses membres.

«Quand les mesures de confinement ont été prononcées le 12 mars, les deux tiers de l’année scolaire avaient été complétés. On va se plier en grande majorité là-dessus pour émettre les bulletins et les notes finales. À notre commission scolaire, nous avons 35% de nos élèves qui ont un handicap ou une difficulté d’apprentissage ou d’adaptation. Pourquoi ne pas mettre l’accent sur ces élèves-là pour qui le retard sera encore plus grand une fois que nous serons rendus en septembre? Ça aurait pu être une option pour repartir. C’est toute la façon de faire qu’on dénonce. C’est ‘‘garoché’’. Nous sommes la province la plus touchée par la COVID-19 et nous sommes la seule à rouvrir les écoles aussi tôt sans avoir nécessairement de plan. Je ne comprends pas le but recherché par le gouvernement», a affirmé M Cooke.

Le comité de parents a fait parvenir une copie de sa résolution au ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, au ministre responsable de l’Outaouais et député de Papineau, Mathieu Lacombe, ainsi qu’à la porte-parole de l’opposition officielle en matière d’éducation, Marwah Rizqy.