À 72 heures de la réouverture des écoles primaires, le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO) et les commissions scolaires de la région ne semblent pas avoir tout à fait la même interprétation des normes établies par la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) en matière de lavage des mains.
À 72 heures de la réouverture des écoles primaires, le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO) et les commissions scolaires de la région ne semblent pas avoir tout à fait la même interprétation des normes établies par la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) en matière de lavage des mains.

Lavage des mains à l'école: une mésentente entre syndicat et commissions scolaires

À 72 heures de la réouverture des écoles primaires, le Syndicat de l'enseignement de l'Outaouais (SEO) et les commissions scolaires de la région ne semblent pas avoir tout à fait la même interprétation des normes établies par la Commission des normes, de l'équité, de la santé et de la sécurité du travail (CNESST) en matière de lavage des mains.

Selon l'organisation syndicale, on devrait retrouver une station de lavage de mains à l'entrée de tous les établissements. Or, certains n'en ont pas, déplore-t-on. 

Selon le Guide de normes sanitaires en milieu de travail pour le milieu scolaire – COVID-19, rédigé par la CNESST, le personnel scolaire doit «se laver souvent les mains avec de l’eau tiède et du savon ou avec une solution hydroalcoolique à 60 % pendant au moins 20 secondes», surtout, entre autres, «à l’arrivée la matin et avant le départ en fin de journée». 

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De plus, selon le ministère de l'Éducation, le lavage des mains (sera) obligatoire pour tous les élèves «minimalement à l'arrivée à l'école, avant et après le dîner, et avant le départ pour la maison». 

«Il y a des écoles où il n'y a absolument rien à l'entrée, nous disent des membres. Comment se fait-il que ce ne soit pas le cas? Le risque (de transmission du virus) est là même si les élèves ne sont pas revenus. Il n'y a pas non plus assez de gel désinfectant dans plusieurs écoles. Présentement, on sent qu'il y a énormément de travail à accomplir pour tout mettre en place d'ici lundi en matière de santé et sécurité au travail. Malheureusement, on a l'impression que ce sont pas toutes les normes qui seront respectées. Ça inquiète des enseignants. On n'hésitera pas à faire toutes les interventions nécessaires d'ici la semaine prochaine. On ne peut pas se permettre de ne pas respecter les conditions imposées par la CNESST», lance la présidente du SEO, Suzanne Tremblay.

La présidente du SEO, Suzanne Tremblay

Cette dernière ajoute qu'avec cinq jours seulement pour préparer «dans des conditions difficiles» la rentrée après deux mois de fermeture des écoles, «les profs sont fatigués et ont eu peu de temps pour préparer des choses pour les élèves», ayant par exemple dû déplacer du mobilier pour s'assurer du respect de la distanciation sociale en classe, en plus d'installer affiches et autocollants au sol ainsi que sur les murs. 

Sur la question des stations de lavage de mains, l'employeur semble avoir une vision différente des choses. 

«Tous nos établissements sont munis de solution hydroalcoolique en quantité suffisante et il appartient aux directions de déterminer, en fonction de l’espace physique de chacun des établissements, la disposition des stations de lavage des mains», affirme le secrétaire général de la Commission scolaire des Draveurs, Christian Laforest.


« Il y a des écoles où il n'y a absolument rien à l'entrée, nous disent des membres. Comment se fait-il que ce ne soit pas le cas? Le risque (de transmission du virus) est là même si les élèves ne sont pas revenus. »
Suzanne Tremblay

L'entrée de certains établissements est parfois trop restreinte pour qu'on y installe un tel équipement, explique-t-on.

Le document préparé par la CNESST recommande aussi de se laver les mains avant de se toucher le visage (yeux, nez, bouche), après avoir toussé, éternué ou s’être mouché, avant et après avoir mangé, après avoir manipulé quelque chose de fréquemment touché, en entrant et en sortant des locaux de l'école et après chaque utilisation de l’équipement collectif.

Invité à préciser s'il est obligatoire qu'une station pour le lavage des mains se retrouve à l'entrée d'une école, la CNESST n'a pas été en mesure de répondre au Droit avant la fin de la journée de jeudi.