Les groupes soutiennent que les candidats ont tenu des propos vides sur l'éducation depuis le début de la campagne.

La lecture, la clé de la réussite?

Le refrain est connu: les jeunes lisent et écrivent de moins en moins à l'extérieur de la salle de classe. Les élèves franco-ontariens l'admettent d'ailleurs eux-mêmes, dans les données colligées par l'Office de la qualité et de la responsabilité en éducation (OQRE), dans une étude sur la cohorte 2005-2012.
Une majorité d'élèves dit consacrer tout au plus une heure par semaine à ces deux activités. La lecture contribue cependant à leur succès lors des tests provinciaux.
Les élèves qui ont atteint la norme en 3e et 6e années, en plus de réussir le test de compétences linguistiques en 10e année, lisent davantage que ceux qui ont échoué les trois évaluations.
Et de tous ceux qui échouent, 77 % lisent moins d'une heure par semaine en français.  
La perception joue pour beaucoup
Par ailleurs, plus que jamais, l'attitude et la confiance d'un élève envers une matière semblent dicter son rendement scolaire, du moins en mathématiques.
Dans son étude, l'OQRE indique que les élèves auxquels on donne le goût des chiffres obtiennent de meilleurs résultats.
«Ça semble évident, mais c'est important de s'y attarder. En rendant (les maths) plus amusantes, ils vont mieux réussir et en avoir moins peur», explique François Lavictoire, le coordonnateur des services en français de l'OQRE.
Les résultats montrent que dès la 3e année, plus de trois élèves sur cinq qui atteignent la norme provinciale disent être «bons» et «aimer» les maths, tant au niveau théorique qu'appliqué. Un intérêt qu'ils maintiennent à travers la 6e et la 9e année. Ceux qui échouent les évaluations provinciales perdent graduellement intérêt et réussissent de moins en moins bien.