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La Grande semaine des tout-petits a commencé dimanche

MONTRÉAL - La Grande semaine des tout-petits s’ouvre pour une troisième année, dimanche, dans le but de placer le développement des enfants âgés de cinq ans et moins au coeur des priorités au Québec.

La co-présidente de la campagne, Isabelle Lizée, estime que beaucoup de choses restent à faire afin d’accorder aux plus jeunes des chances égales de réussite.

Selon une enquête menée l’an dernier par l’Institut de la statistique du Québec, plus d’un enfant sur quatre n’entre pas à l’école du bon pied. Pas moins de 27,7 pour cent des élèves de maternelle présentent «une vulnérabilité» en matière de santé physique, de capacités cognitives et langagières, de compétences sociales, de maturité affective ou encore d’habiletés de communications et de connaissances générales.

Pour Mme Lizée, qui est également directrice générale du Carrefour action municipale et famille, «agir tôt est la clé», et ce, dès la conception.

Parmi les pistes de solutions prônées par le ralliement Tous pour les tout-petits figurent des logements abordables, l’élargissement des programmes d’accompagnement durant la grossesse, des groupes de plus petites tailles dans les services de garde ainsi qu’un suivi régulier auprès de médecins de famille ou de pédiatres.

Mme Lizée constate que le développement des enfants commence à être perçu comme «l’affaire de tous», et non un enjeu relevant uniquement du privé.

Sans s’avancer sur le projet de la Coalition avenir Québec d’implanter la maternelle 4 ans de manière universelle, elle se réjouit que la petite enfance se soit trouvée au coeur des débats lors de la récente campagne électorale.

Et Tous pour les tout-petits veut continuer d’interpeller les élus, notamment par la publication, mercredi, d’un sondage mené par Léger sur «les attentes des Québécois envers les décideurs pour les tout-petits et leur famille».